Timbres et cartes postales sur DELCAMPE

Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana :
Les paroles vraies sont comme la canne à sucre que l'on mâche: quoiqu'elle soit longue,elle est douce partout.
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1961 6

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Nosy-Lava le 13 février 1961

Cher Monsieur Planchon ;

Je vous envoie par le même courrier le rapport concernant les deux lettres anonymes accusant RAMPIRISON ET MOUTARI des commettre des atrocités sur les personnes des détenus.
Bien que je ne puisse l'avouer officiellement , je crains fort qu'il y ait une certaine part de vérité dans les accusations portées dans ces lettres.
Je vien d'interroger le détenu INITRIKY Wiliam qui pendant quelque temps, travailla comme bureaucrate sous les ordres de RAMPIRISON.
Il affirme avoir assisté à la raclée infligée au dénommé RAMAHOLARY Edouard , l'instituteur dont je vous parle dans mon rapport.
MOUTARI lui aurait vraiment distribué plusieurs coups de cravache, et ces faits se reproduiraient assez souvent.
Le même détenu confirme également ce que j'ai entendu dire plusieurs fois : RAMPIRISON et MOUTARI s'entendent comme larrons en foire et trafiquent constamment.
Le ciment que réclame RAMPIRISON ne servirait pas toujours à la construction de sa case.Je vais faire une enquête à ce sujet.
Il arrive très souvent, paraît-il, que des amis des deux acolytes reçoivent de la main d'oeuvre pénale gratuite.
Ceci m'amène à vous parler d'un fait dont, pour une fois, je suis absolument certain :
Analalava
Type de femme Sakalave
Le détenu TSIAFINDRA qui s'est évadé il y a quelque temps ( et qui a d'ailleurs été repris) ne couchait pas à la prison ,mais chez son employeur, l'adjoint au chef de district, malgré les ordres formels qu'avait reçu RAMPIRISON à ce sujet.
Celui-ci a pourtant suivi de près l'action que j'ai menée pour que M. PRATI ne bénéficie pas d'u régime de faveur et que son détenu rentre coucher en prison chaque soir.Il ne peut donc prétendre ne pas avoir été averti et a agi en toute connaissance de cause. 
TSIAFINDRA dit qu'il n'était pas le seul détenu à coucher chez son employeur ; le boy du Dr PEYTRAL en faisait autant ainsi que plusieurs autres. Je vais essayer d'avoir confirmation de ces dires.
Je vous serais reconnaissant de donner l'entière responsabilité de la Maison d'Arrêt à RAMPIRISON car il m'est matériellement impossible de le surveiller d'ici.
Dès que j'arrive à Analalava en vedette je suis signalé et lorsque j'interroge les détenus , ils sont trop lâches pur me dire la vérité.Je suis absolument convaincu que RAMPIRISON et MOUTARI vont au devant d'un coup dur et je ne voudrais y être mêlé à aucun prix.Laissons donc ces crabes se débrouiller entre eux, le résultat ne  se fera pas attendre.
comme je vous l'ai déjà dit, je préférerais  avoir 15 ou 200 détenus de plus à Nosy-Lava et ne plus avoir à m'occuper d'Analalava.


Signé LUCAIN

(Fin page 126)


***********************
lettre :
 CONFIDENTIEL de RAINAIVO Joseph
Chef de Poste des Services Pénitentiaires
(Dactylographiée par l' émetteur, reproduite in extenso)


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Tsaratanana , le 13 février 1961

à Monsieur Le Directeur de l'Administration Pénitentiaire

= TANANARIVE =




Monsieur le Directeur,
Avec un grand regret je vous adresse la présente afin de vous permettre d'étudier et régulariser les effets suivants.
Vu l'article 18 du décret 59-I2I  sur l'emploi du personnel des Etablissements pénitentiaires . Il est utile que je vous expose mes cas si délicats ci-dessous.
1° Je vous demanderai que les agents des Services Pénitentiaires n'assureront plus la garde du Bureau Caisse ( Agent spécial).
( Participation à des différentes tournées) recouvrement des impôts, remettre des plis officiels dans les différents chefs lieux de canton.
Pour la bonne marche de service, je vous demanderai d'adresser à tous les Directeurs des prisons des notes pour notification relative à ces sujets.
Car nous trouvons des grandes difficultés pour disposer nos personnels sur le bon fonctionnement de notre service.
En vous signalant que nous avons : Le Poste de la prison et l’hôpital à garder ( Prison : deux agents et à l’hôpital :  un agent).
3° Aucun article du décret 59-I2I prévoit que les directeurs des prisons bénéficient des cessions pénales à titre gratuit? .
Je vous demande combien de détenus ils en ont droit exactement ? " à leur titre fonctionnel" Directeurs des prisons.
A mon intérêt tous Directeurs devront adresser des demandes à la direction SERVPENIT  pour utiliser des détenus  soient pour les entretiens des bâtiments administratifs.
Ils n'ont droit qu'une équipe des corvées tous les dimanches matins.
Soyez surs Monsieur le Directeur, car c'est pour la première que j'interviens à ceux-ci, pour le bon fonctionnement de l'Etablissement dont j'ai une grande part de responsabilité.
Je vous communique ma présente sans respecter la vie hiérarchique administrative, car je risque d'être rancuné.Par contre je suis dans l'obligation de vous signaler toutes ces ordres contraires et abusives, aussi enfin de me permettre conserver un bon rodage dispositif des agents sous mes ordres.
Peur d'être heurté d'une faute grave envers les disciplines de l'Administration pénitentiaire, je suis permis de vous adresser confidentiellement ma présente.
Ainsi, probablement je souhaiterai un jour votre visite ou inspection inopinée en notre établissement; En cas si ma requête ne sera prise en considération je vous demanderai d'être muté dans un poste plus important dans la province de Fianarantsoa.
dans l'attente de vous lire , je resterai toujours à vos ordres, mes salutations distinguées. 


Votre dévoué


*************
Autre lettre de RANAIVO


Monsieur Le Directeur,

RANAIVOARISON Emile commis-greffier destiné pour notre établissement installé le 9 février 1961 à son poste.
Je vous remercie infiniment d'avoir disposé ce personnel sous mes ordres.
Je vous demanderai selon votre haute générosité de faire sortir s'il vous sera possible ces notes demandées à tous directeurs des prisons, aussitô après la réception de la présente.
En vous signalant que notre directeur possède quatre détenus à sa disposition. C'est pour cette raison que je vous adresse ma présente personnellement et confidentiellement, aussi j'aurais soif de votre inspection inopinée à Tsaratanana pour mettre au point le mécanisme du fonctionnement de notre établissement, surtout pour examiner notre pauvre situation du point de vue bâtiments ( bureaux, logement des agents).
Le gardien-chef est logé dans une seule pièce de 4 m2.
Pour l'amélioration de cette situation, votre visite sera indispensable M. le Directeur ou bien vous enverrez M; M'inspecteur Provincial de Majunga.
j'ai l'honneur de vous rappeler ma demande concernant la bicyclette de notre établissement , laquelle vous aviez déjà notifié à l'occasion de mon passage à Tananarive. Je ne sais pas s'il s'agit d'établir une demande de projet à ce sujet.
En vous remerciant de la confiance que avez bien voulu me témoigner jusqu'ici, je vous prie d'agréer M. le Directeur mes respectueuses salutations et ma très haute considération.
Votre dévoué
Signé par tampon RANAIVO Joseph


Le pauvre Gardien-chef
Subordonné des ordres contraires




******


(fin page 128)
































1961 7/ Tenue des gardiens

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.... Nosy-lava le 1er mars.


Monsieur LUCAIN ne me signale que peu de soucis à la maison de force et m'adresse une lettre du gardien-chef d'Analalava relative aux tenues vestimentaires du personnel qui laissent à désirer et devraient être améliorées.
Cette question sera réglée par une lettre du  mars de monsieur LUCAIN au gardien chef et me demande le même jour des mutations du personnel d'Analalava.


..........


Nosy-lava le 1er mars 1961


...J'ai été très étonné de recevoir l'avis de mutation du gardien REMOSA l'affectant dans la province de Tuléar .
Ma lettre N° 10MF/CF  a donc été inutile.
Je ne crois pas que vous vous rendiez compte des répercussions que de tels faits peuvent avoir sur l'esprit du personnel en général.
Enfin, sans doute avez vous des motifs supérieurs qui m'échappent et je m'efforcerai à l'avenir de ne pas être plus royaliste que le roi.
Il n'y a plus aucune raison  pour qu'ISMAËL KASSIM n'obtienne pas satisfaction.
sa veulerie et son incapacité totale le mettent sur le même niveau que son collègue REMOSA.
Je m'attends donc à ce que sa demande soit prise en considération et suivra à la lettre. J'avoue que je ne comprends pas.


... Je vous rappelle que lors de mon passage à Tananarive vous m'avez laissé espérer l'héritage de la voiture que le juge a mise au rencart depuis de nombreux mois et qui ne doit pas s'arranger sous les intempéries;
JACQUI se fait fort de la remettre en état  à peu de frais et je vous assure qu'elle nous rendrait service. Revoyez la question S.V.P.
Bientôt je vous annoncerais officiellement l'achèvement d'un barrage sur la rivière de Nosy-Lava.
Alors que jusqu'à maintenant toute l'eau  douce qui tombait à la saison des pluies partait à lamer, notre rivière atteint actuellement deux mètres cinquante de profondeur. Cela nous aidera à la saison sèche.






........




Le gardien-chef d'Analalava à Monsieur le Directeur de la maison de Force de Nosy-Lava.

Afin de nous permettre de suivre rigoureusement la réglementation en vigueur citée dans la récente circulaire, j'ai l'honneur de vous adresser la présente à l'effet de vous exposer ce qui suit :
1° 
Les agents de police placés sous mes ordres se plaignent souvent de ce qu'ils ne sont pas en possession d'une tenue correcte et réglementaire, l'ancien effet d'habillement reçu depuis étant désormais en état tout à fait non présentable.
2° 
Quant aux agents relevant directement du service pénitentiaire, ils en sont bénéficiaires, mais n'ont rçu chacun qu'une culotte kaki, une chemise, une paire de chaussures te un bas sport.
En tout état de cause chaque agent devrait avoir au moins deux complets  , ceci pour le mettre en disposition d'avoir toujours un équipement convenable, en cas de nécessité de service, quand l'autre tenue se trouve en l'état d'être lavée.
de plus, pour la raison sus-citée, Analalava étant considérée comme ville de mouvements, ou bien des fois des autorités supérieures passent et peuvent mener une visite à la prison il arrive avec regret que tout agent de service  ne soit pas en mesure de porter la tenue tant désirée.


Je tiens à vous signaler qu'un parfait état n'aura pas lieu tant que les démarches effectuées n'aboutissent pas à de bons résultats.
En conséquence, pour tous ces faits précités, je vous sollicite de bien vouloir étudier et prendre toutes dispositions nécessaires afin que tout le personnel puisse être doté d'un effet d'habillement , tout complet.


( Fin page 129)


Nosy-lava , le 7 mars 1961
Maison de Force
de
Nosy-Lava


Le directeur de la Maison de Force
à Monsieur le gardien-chef
d'Analalava

J'ai bien reçu les trois lettres des agents SAADI M'SILIE,MOUTARI Ferdinand, et ESOLOPO, adressées sous mon couvert à monsieur le Directeur de la Sécurité nationale, afin de lui réclamer des effets d'habillement prétendant que je leur ai affirmé qu'ils ne toucheraient rien du service pénitentiaire.
Je m'inscris en faux contre une telle assertion car la réponse qu'on me prête est erronée et les auteurs des trois lettres précitées le savent pertinemment.
La réponse que j'ai faite aux agents SAADI M'SILIE et ESOLOPO est la suivante :
"Je n'ai aucune instruction  concernant votre cas et n'ai pas pour l'instant de tenue à vous donner, mais je vais demander à Monsieur le Directeur de l'administration pénitentiaire comment solutionner cette question"
Ma lettre datée du 8.2.1961 portait le ° I6I/MF et indiquait les effets qui m'étaient nécessaires.
Le 14 février, c'est à dire 6 jours après l'expédition de ma lettre,  je recevais de M. PLANCHON le T.L.O. N° 1224-JU/SAF dont voici la teneur :
"Ref votre lettre I6I/Mf du 8.2.1961


Vous fait expédier par prochain camion via Majunga la commande contenue dans la précitée :
8 paires de chaussures
8 tenues kaki
8 chemise manches longues kaki
8 chemisettes kaki
8 shorts kaki
8 casquettes gabardine kaki


Ces effets sont destinés à l'habillement des agents de la sécurité mis à votre disposition;
Veillez m'en accuser réception.


Pour le Garde des Sceaux Ministre de la Justice
Le Chef du Service de l'Administration Pénitentiaire

signé M PLANCHON
"

(fin page 130)


Comme vous le voyez, nous sommes loin de ce qu'assurent vos agents dont la mauvaise foi est évidente.
Je vous demande de faire preuve à l'avenir de plus de circonspection avant de me transmettre de telles inepties.
M. RAKOTOMANGA , greffier-comptable  m'assure avoir fait à l'agent MOUTARI la même réponse que celle  que j'ai faite aux deux autres quémandeurs.
Vous m'affirmez par ailleurs que les gardiens du service pénitentiaire affectés à Analalava n'ont reçu chacun qu'une culotte kaki , une chemise kaki, une paire de chaussures et une paire de bas sports.
Je me demande quel intérêt vous avez à écrire de tels mensonges car vous n'êtes pas sans savoir que ce que vous affirmez est absolument faux.
Vos agents ont touché les mêmes articles que leurs camarades de Nosy-Lava  et votre façon de les poser en victime est ridicule.
Afin de vous rafraîchir la mémoire,  je vous ai fait établir un relevé que je certifie exact et que vous pourrez vérifier si le coeur vous en dit, de tous les effets d'habillement perçus par votre personnel ainsi que la date de chaque distribution.
......




Vous trouverez ci-jointes trois lettres émanant de trois agents de la sûreté actuellement affectés à Analalava et qui m'ont été transmises par RAMPIRISON.
Ceci   est évidemment un coup monté entre tout ce beau monde et c'est ce qui explique la sécheresse de ma lettre à RAMPIRISON.
Je vous serais infiniment reconnaissant de me débarrasser de ces trois indésirables dans les plus brefs délais, soit en les remettant à la disposition de la Sécurité, soit en les affectant le plus loin possible d'ici.
Le départ de MOUTARI romprait son association avec RAMPIRISON dont les habitants d'Analalava parlent de plus en plus.
Comme je l'ai spécifié sur le bulletin individuel de SAADI M'SILIE, cet individu a un caractère impossible  et a la folie de la persécution; Je suis persuadé que c'est lui qui a poussé les deux autres à rouspéter, encouragés par RAMPIRISON qui lui a promis son appui. ESOLOPO est un salopard né , doublé d'un ivrogne. A dégager également.
Puisque nous parlons de mutations , je m'étonne que vous preniez à coeur ce que je vous ai dit concernant l'ignoble REMOSA
Lorsque je vous écris ainsi, c'est à Monsieur PLANCHON que je me confie et non à Monsieur le Directeur de l'Administration Pénitentiaire.
je suis convaincu que vous êtes de mon avis et j'éprouve une certaine satisfaction à vous exprimer mon dégoût car je sais que vous me comprenez.
mais en toute franchise je suis certain que si vous m'aviez écouté et que si REMOSA s'était retrouvé à Diégo au lieu de Tuléar, personne ne serait intervenu en sa faveur.
Et si un tel exemple se produisait une bonne fois,  les éternels mécontents y regarderaient de près  avant de demander leur mutation.
L'avenir vous prouvera que ce que j'avance aujourd'hui est pesé et raisonné.
Il faut vivre avec ces salauds la pendant des mois et des mois comme je viens de le faire, pour les connaître à fond.
La mutation de REMOSA pour Tuléar était à peine accordée que déjà ses semblables criaient victoire.
Venant immédiatement après celle de LENDA , tous les espoirs des amateurs de mutations pour le sud se réveillent.
Il y a très peu de temps , MONTSA Vincent obtenait gain de cause lui aussi.
Pourquoi  les quelques "sudistes" restant à Nosy-Lava  ne demanderaient-ils pas à rejoindre la terre de leurs ancêtres ( car ne vous en déplaise c'est ainsi qu'ils s'expriment).






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1961 8/ Histoires entres gardiens

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(fin page 131)

Et puis à nouveau une sombre histoire qui se passe à Morondava que me transmets M. MATHEI.
Un cuisinier SAID M'DAHOMA , rend compte des agissements de l'agent  RANDRIANANDRAINA qui accuse RAKOTOMALALA Gabriel


Baobabs
Morondava


Voici le détail de ces évènements :

Un papier manuscrit lié à cette lettre :
"
Cher Monsieur MATHEI,
Je vous envoie le chauffeur dont je vous ai proposé l'engagement.
Quand à l'autre dont je vous ai parlé hier, s'il se fait appeler Jean BOANA , chez nous il s'appelait Paul BOANA.
Je vous envoie à son sujet une copie du dossier le concernant que vous seriez bien aimable de me renvoyer après en avoir pris connaissance. C'est un sal.... de première classe;
Signe  H. MONCLAR
"


Morondava le 1er mars 1961

Monsieur le Directeur,

Tout d'abord je m'excuse de répondre à votre lettre du 24 février avec un léger retard mais, comme aurait dit mon cierge " Mon pôvre monsieur j'ai bien du "tintouin"".
Quoique je me permette de vous écrire à titre personnel  c'est encore une correspondance de service que je vous adresse et qui va être pleine , hélas ! de RAKOTOMALALA et consorts.


1° 
En ce qui concerne la facture de 2.000 francs afférente à la confection d'un costume (réglementaire)  pour le greffier-comptable M. RAKOTOMALALA j'ai commis une erreur, car souvent il y a un mais, une explication s'impose.
M. RAKOTOMALALA  est resté en civil à Tuléar , pendant plusieurs mois, n'ayant pas trouvé un habillement à sa taille.
J'ai eu tort de ne pas vous en rendre compte( mon prédécesseur aussi d'ailleurs)  et de vous demander de faire confectionner le costume ayant sa mensuration.
Pris de court, par ma faute,  lorsque je me rendis à Morombé le 12 janvier , avec votre autorisation, j'ai voulu emmener avec moi, pour vérifier la compatibilité ( et j'ai bien fait, vous le savez)  le greffier-comptable.
Je ne pouvais décemment être en uniforme accompagné d' un subalterne en civil aussi me suis-je décidé à lui faire tailler un costume.
Quoiqu'il en soit , je vais envoyer, dès réception de ma solde, un mandat de 2.000 francs au tailleur.
Ci joint lettre de M. RAKOTOMALALA auquel je peux faire le reproche d'avoir gardé par devers lui un habillement dont il ne pouvait se servir.
par ailleurs je vais vous adresser , officiellement, une demande de confection :
d'un complet et de deux chemises pour l’intéressé.









2° 
Monsieur CADY , par l'intermédiaire de Monsieur LE BIHAN , m'a envoyé une ampliation d'une correspondance adressée à monsieur RAKOTOMALALA  dont ci-joint je vous prie de bien vouloir trouver une copie conforme.
Alors là je trouve qu'il y a de l'abus.
Que l'on redonne à M. RAKOTOMALALA le montant de ses achats de charbon, c'est normal, mais qu'on lui réclame pour cession de MOP(*) 3.400 francs , c'est, pour le moins, violent.
Au mois de novembre, j'ai fait aménager les cases de Messieurs RASAMOELINA Jules, et RAKOTOMALALA avec, bien sur, la main d'oeuvre pénale, ce qui entre dans le cadre des travaux normaux que le  Service Pénitentiaire doit  effectuer et, maintenant, dans un esprit de basse vengeance, on demande à cet agent du service pénitentiaire de payer de ses deniers les heures de travaux des détenus.
Je trouve le procédé conforme à l'opinion que je me fais de son auteur.
je serais curieux de savoir si l'on a présenté la même facture à RASAMOELINA Jules.
Je parie que non.

(Fin page 133)

Pas plus j'en suis certain que celle de la main d'oeuvre pénale, à usage domestique, qu'il utilise chaque jour.
Je suis allé à Mahabo, comme je vous en ai rendu compte en vous envoyant  une ampliation de mon rapport à Monsieur Le Ministre de la Justice, et vous avez pu lire que j'avais donné l'ordre de refaire les cases des agents.
Que penseriez vous de moi , et je me demande ce que les agents penseraient si ,
 à la fin des travaux, je leur envoyait une facture pour la cession de la main d'oeuvre pénale utilisée pour la réfection de leur habitation !?
Je trouve une semblable manœuvre scandaleuse mais elle ne m'étonne pas du gardien chiourme guyanais.

Une affaire très sérieuse vient d'éclater ici.
Les acteurs sont messieurs RAKOTOMALALA et RANDRIANANDRAINA Emile, agent de police détaché au service pénitentiaire mais non encore intégré. Dieu merci, faisant fonction de greffier à la maison d'arrêt de Morondava.
Vous savez ce que je pense de M. RAKOTOMALALA cependant je tiens à vous le confirmer.
Jeune fille Hova
C'est un homme très dangereux qu'il est préférable d'avoir avec soi que contre soi ( J'ai l'impression que M. CADY peut se préparer à serrer les fesses).
Intelligent, intrigant, très bien vu et reçu par les hautes autorités.
Je n'ai aucune estime pour lui mais au contraire un parfait mépris.
Cependant il faut que je reconnaisse qu'il couvrait très bien son métier et qu'il le fait avec conscience. Entre parenthèses je suis étonné qu'il soit avec MOI car il se serait, à mon sens  fort bien entendu avec l'AUTRE.
Ceci étant il faut que je vous présente le second personnage de l'histoire.
RANDRIANNDRAINA  Émile , agent de police, détaché au service pénitentiaire, est français par naturalisation mais Hova d'origine et , malheureusement pour nous il l'est bien resté.
C'est un jeune garçon intelligent, mais d'une intelligence spéciale , d'une intelligence contournée, si j'ose dire.
Très ambitieux, très jaloux et, me semble-t-il, aigri malgré son jeune âge.
Imbu de sa fonction et se croyant indispensable il a été vexé de l'affectation auprès de lui d'un commis-greffier ( RATSIZAFY François, qui, jusqu'à présent donne entière satisfaction).
Depuis une vingtaine de jours RANDRIANANDRAINA donnait des signes indiscutables de mauvais esprit.
 J'ai reçu de lui des demandes irrecevables (administrativement) et idiotes :
  • être encadré dans le service pénitentiaire, alors qu'il sait qu'il n'y a pas de cadres
  • être contractuel alors qu'il sait qu'il est encore agent de police
  • une demande ADRESSÉE au JUGE pour être relevé de sa fonction de greffier à la prison.

(J'ai renvoyé la demande à son auteur en lui rappelant qu'étant à la disposition du service pénitentiaire ses chefs directs étaient : le gardien-chef  et moi même)
  • une demande pour être réintégré dans son cadre d'origine  et muté hors de la province, que je vous ai transmise avec "avis favorable"
  • enfin en dernier lieu tous être chef d'un camp pénal.
Dédaignant la voie hiérarchique et sans même faire une allusion quelconque à ses intentions, cet individu ( il n'y a pas d'autre terme) a été porter une plainte officielle au commissariat de police de Morondava , qui en a rendu compte au juge (c'était normal)  contre un autre agent du service pénitentiaire, en l’occurrence Monsieur RAKOTOMALALA .
Le compte-rendu ci-joint de monsieur RAKOTOMALALA vous donnera , je crois, toutes les précisions utiles sur cette grave (ou sérieuse tout au moins) affaire.
sans chercher à savoir si les fautes reprochées à monsieur RAKOTOMALALA sont exactes j'ai l'honneur de vous demander qu'une punition exemplaire soit infligée à l'agent de police RADRIANANDRAMA Émile .
Il est inadmissible que le gardien-chef de la maison d'arrêt et moi même apprenions ... par le commissaire de police  les accusations portées par un agent du service pénitentiaire contre un autre agent.
Le plus curieux de l'histoire est que mon cuisinier (qui n'est pas prisonnier) appelé à témoigner a nié formellement les accusations de l'accusateur et que maintenant il porte plainte contre lui.
Tout ça n'est pas très beau ( il ne s'agit pas de mon cuisinier) et ne plaide pas en faveur de RADRIANANDRAINA et RAKOTOMALALA

(fin page 136)

Ce que j'en pense ?
Je pense que c'est très possible, mais voilà il faut le prouver et j'ai l'impression que cette histoire va retomber sur le nez de celui qui l'a provoquée et qui est encore moins intéressant , ce qui n'st pas peu dire,  que RAKOTOMALALA  qui a au moins , lui, l'excuse d'être chargé de famille.
J'attends vos ordres et vos directives pour cette histoire particulièrement emmerdante mais je vous renouvelle ma demande d'une punition exemplaire  à l'encontre du sieur RADRIANANDRAINA Emile.
Je crois que la Direction de la Sûreté pourrait ( car ça l’intéresse aussi)  le faire passer devant le conseil de discipline en vue d'une rétrogradation.
****
Autre chose car également "j'ai bien du tintouin mon bon monsieur"
Le gardien chef DAVID m'a avoué hier hier soir qu'il avait encore deux détenus de son établissement qui couchaient chez les utilisateurs mais qu'il n'osait pas donner l'ordre de faire cesser cet état de choses ET JE LE COMPREND car il s'agit de M. Le Préfet BORA et le médecin capitaine inspecteur de Morondava.

(page 137)
Ne vous serait-il pas possible d'envoyer ou de faire envoyer par le Ministre, une lettre circulaire rappelant d'un façon impérative  que les prisonniers cédés doivent rentrer à la prison "dès le travail terminé" et que les utilisateurs qui n’accéderont pas à l'observation de ce règlement se verront retirer l'emploi de la m o e .
Etant donné qu'il s'agit d'autorités relativement importantes il faudrait que cette note soit nette précise et impérative.
A l'avance je vous en remercie car vous me rendriez grand service et je suis même persuadé que ce ne sera pas à moi seulement;
Ne pourriez vous pas envisager la réimpression du décret N° 59-121 modifié par le décret 60-152.
Il y a beaucoup de nouveaux chefs de district qui ignorent parfaitement le règlement du service pénitentiaire.
Je crois que ce serait une dépense très utile.


Affaire RAKOTOMALALA - RADRIANANDRAINA Emile

Je viens d'envoyer à monsieur le commissaire LECLERC une ampliation de m correspondance N° 141 IPOMORA du 16 février , qui semble par sa date innocenter M. RAKOTOMALALA , mais ceci n'est pas de mon ressort et j'ai tenu uniquement à vous en rendre compte. 
Avant de terminer ce journal , de huit pages, s'il vous plait, je reviens à votre lettre en date du 24.2.61 .
Vous m'écriviez " Il s'agit d'une affaire grave qui aurait pu vous emmener loin ... etc..;"
Je ne doute pas un instant que les erreurs que le sieur MATHEI peut commettre soient susceptibles de "l'emmener loin" . Ah ! s'il portait un autre nom il pourrait impunément faire construire avec de la main d'oeuvre pénale et avce des matériaux de l'Etat des cases qu'il revendrait à son profit;
il pourrait écraser un enfant sans qu'on lui demande une explication quelconque.
Que dis-je ! 
Il pourrait , partant en permission, louer une voiture au garage provincial de Tuléar et faire payer le montant de la location à l'Etat, il pourrait vendre pour 27.000 francs de produits en provenance d'un jardin pénal, sans encourir de biens graves inconvénients, mais le sieur MATHEI lui, c'est autre chose.
" Tout ce que vous direz, tout ce que vous pourrez faire sera retenu contre vous" .Amen.
ayant complètement vidé mon sac je vous prie de bien vouloir croire,Monsieur Le Directeur, à mon dévouement et à l'expression renouvelée de ma respectueuse amitié.

Signé MATHEI























(*) MOP Main d'Oeuvre Pénale

1961 9/ MORONDAVA

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Annexe à la lettre de Mr MATHEI


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Page 142


"
SAID M'DAHOMA cuisinier chez M.; l'inspecteur MATHEI domicilié à Morondava à Monsieur le commissaire de police de la 8e section des R.G. de Morondava.
OBJET :
Plainte contre l'agent RADRIANANDRAINA Emile pour "achat de témoignage".
J'ai l'honneur de porter à votre connaissance que ce matin, à la place du marché, l'Agent RANDRIANANDRAINA Emile s'était approché de moi, en me proposant la somme de 2.000 francs aux fins de témoigner contre monsieur RAKOTOMALALA Gabriel et me demander pour que je retire tout ce que je vous ai dit lors de votre interrogatoire d'hier.
Ecoeuré de cet agissement, de cette mauvaise foi, j'ai voulu corriger publiquement l'agent Emile,mais heureusement il y avait l'intervention des agents de la police urbaine.
C'est pour cela que après avoir ramené à la case ce que je venais d'acheter au bazard, je me suis aussitôt présenté chez vous tout à l'heure pour vous rendre compte et je viens confirmer par cette présente.
sachant que le faux témoignage est interdit par la loi, c'est pourquoi, je porte plainte contre monsieur Emile pour avoir tenté avec 2.000 francs à induire la justice en erreur en achetant mon témoignage.


........


De Monsieur MATHEI le 2 mars 1961 :




J'ai l'honneur de vous faire parvenir une ampliation de ma correspondance en date du 16 février adressée à monsieur le chef du service de l'administration pénitentiaire à Tananarive  par laquelle je proposais l'affectation de l'agent RANDRIAMANANJARA José Gréco en service à Morombé, pour remplir les fonctions de gardien chef de la maison de sûreté d'Antsalova.
Il n'est pas dans mon intention de me mêler d'une affaire qui dépend de votre autorité mais j'ai pensé que la pièce ci-jointe, par sa date, pourrait avoir une valeur certaine pour l'établissement de al vérité.
..........


De Monsieur MATHEI le 5 mars 1961 :

J'ai reçu ce matin dimanche votre lettre du trois dont je vous remercie beaucoup.
Je m'empresse d'y répondre en profitant de l'accalmie relative des jours de repos.
Pour revenir aux affaires RAKOTOMALALA, puisqu'il faut hélas, ! encore en parler  je dois vous dire de suite ma surprise de la facture de 2.000 francs pour l'achat de quatre mètres de tissu "américain".
Je n'en avais jamais entendu parler . A vrai dire je n'avais pas cherché à savoir si monsieur RAKOTOMALALA avait fourni l'étoffe ou si elle était comprise dans la facture du tailleur.
Vous constaterez d'ailleurs qu'il n'y a aucun bon de commande signé de moi pour cet achat.
Non, ça, je ne marche pas.
Un costume 4000 francs !
Je paie les miens (de ma poche bien entendu) 2900 francs avec short ou 3000 avec pantalon.
Demain je vais lui adresser une correspondance officielle à ce sujet dont je vous enverrai une ampliation.
En ce qui concerne le costume gabardine, je suppose qu'il s'agit de l'habillement que Monsieur MERCURIGNY avait obtenu gratuitement de la Province .
Je vais "éclairer" ma lanterne à ce sujet.
Comment pouvez-vous croire que je suis dans un état d'"optimisme béat" en ce qui concerne le cas RAKOTOMALALA ?
C'est exactement le contraire.
je crois qu'il est fort capable d'avoir demandé une certaine somme ou, plus exactement, une somme certaine pour faire obtenir le poste d'Antsalova à l'agent Emile, qui n'est pas un saint, loin de là, soit si formel, et sans avoir été prévenu au préalable lorsqu'il a été interrogé par le commissaire pour nier l'accusation.
Quoiqu'il en soit je considère, comme je vous l'écrivais, monsieur RAKOTOMALALA comme un homme très dangereux et si je pouvais en être débarrassé ... avec élégance et hors de la province de Tuléar évidemment, je pousserais un soupir de soulagement.
Oui j'avais très bien noté l'agent RANDRIAMANADRANA Emile , parce que c'était la vérité à l'époque mais sa manière d'agir est inqualifiable et mérite une sanction sévère.
Que penseriez-vous d'un de vos employés de Tananarive, qui irait trouver le directeur de la Sûreté, par exemple, pour lui rapporter des faits qui intéresseraient le service pénitentiaire et qui, plus est, porterait une plainte officielle contre un de ses collègues sans même vous prévenir ?









1961 Quelques photos du séjour




Vendredi 9 juin 1961.
Maurice PLANCHON et .....


J'ignore tout de ces photos.
Maurice PLANCHON et M. VERGNOLE et Mr.......


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Épilogue 1961

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Au moment de notre départ,
aéroport d'Arivonimamo .
Maurice, Simone, Alain, Nicole
X......
..............


Le 12 septembre 1961

par avion T.A.I.(*) j'ai quitté Madagascar avec regret et larme à l' oeil pour rentrer en métropole avec ma famille qui avait eu de graves ennuis de santé.
J'avais passé deux années exaltantes me donnant corps et âme à ma fonction.
J'avais eu de grandes satisfactions tant du point de vue du personnel qui dans l'ensemble m'estimait beaucoup, que  de la part des détenus, qui, quelques têtes brûlées mises à part, la plupart du temps manœuvrées par la politique, ne me causèrent jamais de gros ennuis.
Le souvenir de cette période est pour moi mon soleil d'Austerlitz.
Tout ce qui précède est authentique et m'est  personnel.
Volontairement je n'ai pas divulgué les correspondances administratives auxquelles j'étais tenu : mais dans l'ensemble elles furent bonnes..
J'ai eu quelques difficultés de relations avec certains membres du cabinet du ministre ainsi qu'avec des ambitieux et des jaloux de mon poste qu'ils désiraient tenir;
Il y eut une période plus calme au début , lorsque Madagascar était sous le régime de la Communauté avec la France, mais après l'indépendance totale les ambitions se firent plus pressantes pour remplacer le "français" de ce poste par un malgache.
Je n'ai pas voulu évoquer un bien triste fait divers qui s'est déroulé à la maison de redressement des jeunes à Anjanamasina où, après une décision de plus grande liberté prise par le service judiciaire en faveur des délinquants et qui avait entraîné  le retrait de mes pouvoirs sur cette maison pour les remettre entre les mains de magistrats, pour le moins "mous" et partisans de la formule " Il faut laisser les jeunes délinquants en liberté surveillée pour qu'ils puissent s'épanouir".
Résultat : une nuit plusieurs morts et une femme, épouse d'un éducateur, très grièvement blessée à coups de couteaux.......

Mais passons ....
Je n'avais plus de responsabilités .....

Après mon départ je reçus de nombreuses lettres exprimant des regrets sur mon abandon.


Mon fidèle WILLMANN, monsieur DAVID gardien chef de Tananarive qui m'assurait de sa "gratitude éternelle", monsieur RANAIVOSON de Fianarantsoa, mon précieux collaborateur RAKOTO Raphaël qui, pendant plus de deux ans m'avait secondé efficacement et tout le personnel de sa direction et bien d'autres encore m'adressèrent des lettres touchantes et émouvantes sur mon lieu de congé.

Ces correspondances se poursuivirent très longtemps et notamment pour les voeux de la nouvelle année 1962 :
Le sénateur de Madagascar monsieur RAKOTONDRAINITSIMBA m'adressa une longue lettrele 11  janvier pour me dire notamment que le personnel du service pénitentiaire était mécontent de mon départ, mon remplaçant étant "arbitraire".

PUIS LE TEMPS S’ÉCOULA ....
"
Ainsi tout change, tout passe,
Ainsi nous même nous passons ....
"

Petit à petit je perdis le contact.
Qu'êtes vous devenus vous, tous mes précieux collaborateurs et amis, qui m'ont permis une grande réussite dans un moment suprême de ma vie ???? .....
Où êtes vous les MATHEI, LUCAIN, AUDRAIN, WILLMANN, RAKOTO, et combien d'autres ??? ....
J'ai su quelques années plus tard que mon fidèle inspecteur et ami VERGNOLE était décédé.

26 années se sont écoulées et je n'ai plus de contact qu'avec mon ancien Ministre Marcel FOURNIER et mon fidèle René JUPPEAU auquel je dois une grande reconnaissance.
Je leur ai demandé de bien vouloir lire tout ce qui précède.

Merci monsieur FOURNIER, merci monsieur JUPPEAU, merci à tous.

Ma reconnaissance sera présente jusque dans ma tombe.

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Maurice PLANCHON :

Simone DUCLOUX
à 89 ans.
Alain
en 2011.
Collection Alain Planchon 

  • 3.10.1948 -26.3.1956 : Fonctionnaire du cadre général de l'administration générale d'Outre-Mer, s'occupant du déplacement depuis et vers la France, des fonctionnaires affectés aux colonies françaises ( contrats transporteurs) .
Collection Alain Planchon

  • 1956-1959 Premier séjour à Madagascar.
  • Congés à Marennes.
  • 1959-1961 Deuxième séjour à Madagascar.
  • 1962 Congés à Aix en Provence.
  • 1963-1969 Affecté à Versailles, CATI  (centres administratifs et techniques interdépartementaux) ,résidence à Fontenay le Fleury.
  • 1969-1971 Affecté en Nouvelle Calédonie,Koné. (8 septembre 1969).
  • 1972 Installation  à Menetou-Salon,  Cher,France.
  • Agent général d'assurances . 
  • Correspondant local du journal "Berry Républicain " .
  • Décédé le 22.12.2000 à Bourges, hôpital ,  Cher,France.
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Certificat d'études primaires élémentaire
Certificat d’Étude.
Seul diplôme scolaire de mon père.

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CHEVALIER DE L'ORDRE NATIONAL DU MERITE
Le 7 décembre 1971
Scellé du sceau de l'ordre sous le n° 4669 C71

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Galliéni


Avec M. Pierre MESSMER
( Cérémonie de remise du Mérite National, à Paris)




(*) T.A.I. : Transports Aériens Intercontinentaux.


Le premier engagement politique :



Le Rassemblement du peuple français (RPF) était un mouvement politique fondé par le général de Gaulle le 14 avril 1947 pour mettre en œuvre son programme politique exposé dans le discours de Bayeux.
 Durant sa courte existence (
1947-1955), le RPF fut le principal mouvement d'opposition à la IVe République (avec le PCF), voulant se situer au-delà du clivage droite/gauche.
Le RPF fut le seul mouvement de l'histoire du 
gaullismefondé et présidé par Charles de Gaulle et le seul mouvement à réunir tous les gaullistes.


Cérémonies :


Berry Républicain
24.8.88



10 avril 1994
Médaille PÉLICAN D'OR

La Fédération Française de l'Encouragement du Dévouement et du bénévolat a presque un siècle d'existence.
 La première déclaration au J.O. date du 4 août 1910, créée sous le nom de Société Républicaine d'Encouragement du Dévouement.
A partir de 1935, le mot "Républicaine" fut enlevé.
De 1935 à 1937, elle fut simplement "Société d'Encouragement au Dévouement", sauf pendant 3 ans de 1972 à 1975, il fut rajouté l'adjectif de "Nationale".
 Puis, en 1980, elle devint "Fédération Française Européenne et Internationale Encouragement du Dévouement".
En 2002 et jusqu'en 2004 plus modestement elle est devenue "Fédération Française de l'Encouragement du Dévouement par le bénévolat". 


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1959 1/2 Rapport d'activité de M. JUPPEAU

Lac Alaotra
Station agronomique
Tamatave
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Général DUCHESNE



Page de garde
René JUPPEAU
Page 1
Nosy-Lava
Anjanamasina
Tamatave
René JUPPEAUArivonimama
Anjanamasina
Nosy-lava

Sorgho
sur timbre du Niger
Lac Alaotra
Page 3
Anjanamasina
René JUPPEAU
Tamatave
Tananarive
Lac ALAOTRA



Page 4
Ambatobe
Sorgho



page 5
Nosy-Lava
Tithonia
Anjanamasina
paddy
Page 6
Lac alaotra
Page 7
M. THOMAS

Page 8
ANTALAHA
Majunga
Diégo-suarez
Nossi- bé
Antanimora
Mananjary
Farafaniana
Morondava
Morombe
Tamatave




Tananarive
Fort Duchesne  et prison d'Antanimora
Delcampe


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1959 2/2 Rapport d'activité de M. JUPPEAU ( suite)

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Page 9

Majunga
Bealoy
Nossi-Bé
Nossi-Lava
Anjanamasina
Page 10
conclusions
 René JUPPEAU




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