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Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana :
Les paroles vraies sont comme la canne à sucre que l'on mâche: quoiqu'elle soit longue,elle est douce partout.
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1960 17/28 M. LUCAIN

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...... Nosy-Lava le 6 septembre de M. RALAIKOTO :

J'ai l'honneur de solliciter de votre haute bienveillance de bien vouloir envisager l'amélioration de ma solde, en tenant compte de ma valeur professionnelle qui est celle d'un aide-comptable ou secrétaire-dactylo, place qui conviendrait bien à mon humble capacité; mais qui jusqu'à ce ce jour ne m'a jamais été accordée.
Vu que je me trouve sur le m^me pied d'égalité au point de vue solde que mes compagnons de promotion de service et que d'aucune façon rien ne me permet de sortir de cette position à moins que je ne fasse une démarche.


......




Réponse de M. LUCAIN :


Les démêles que vous avez eu avec un détenu auquel vous aviez acheté une montre retirée frauduleusement du greffe me font douter de vos aptitudes à tenir un poste de confiance. D'autre part, le 31 juillet1960, vous étiez ivre-mort et les agents BOINAHERY et MAHATSANGA ont été obligés de vous reconduire chez vous. Je vous ai vu de mes propres yeux.




.....




Le 10 septembre c'est à nouveau le gardien-chef d'Analalava qui demande l'affectation d'un condamné en qualité de secrétaire et la construction d'un nouveau bâtiment.


....... Réponse de M. LUCAIN :


Jusqu'à maintenant, votre prédécesseur, assurait seul les responsabilités afférentes à la maison d'arrêt d'Analalava. 
Depuis le 1er juillet 1960 je suis personnellement responsable de la direction et vous n'avez plus en conséquence à vous occuper ni des achats, ni de l'équipement des détenus dont vous avez la garde.
De plus , un secrétaire, M. RAZANAKOLONA, vous a été adjoint, ainsi qu'un second,M. MOUTARI.
 Votre rôle se borne donc à assumer la surveillance générale de votre établissement.
Si dans ces conditions vous estimez ne pas pouvoir venir à bout du travail qui vous a été confié je vous serais reconnaissant de me le dire  franchement afin que je pourvois à votre remplacement le plus rapidement possible, auquel cas vous seriez affecté à Nosy-Lava en qualité de gardien.
.......
Les crédits actuels ne nous permettent pas d'envisager l'agrandissement de la maison d'arrêt d' Analalava.




......








Quelques difficultés avec le Secrétaire d'Etat  à la province de DIEGO me sont signalées par l'inspecteur de l'administration pénitentiaire de la région ( M. MONJOL) concernant l'emploi de M. RASAINARIVO considéré comme opposant politique.
Je reçois également un long rapport de cinq pages qui m'est adressé de Nosy-Lava  ou M.LUCAIN semble mécontent et m'en donne confirmation dans une autre lettre du 12 septembre.

Voici ce rapport :

(fin page 69)

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maintenez là enfoncée
faites tourner la molette de votre souris.



Amélie CHRISTOPHE
Président TSIRANANA


RAKOTONDRASOA
FIDELIS
RAVELONARIVO
FOURNIER


CADY
c
FOURNIER
Antsohihy
Razafindramamba
BARON

COURT
LUDOWSKI
GONDIVIN
DALIA
MARIVIER Philippe
Ambatobé







bozaka
beriberi




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1961 6

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Nosy-Lava le 13 février 1961

Cher Monsieur Planchon ;

Je vous envoie par le même courrier le rapport concernant les deux lettres anonymes accusant RAMPIRISON ET MOUTARI des commettre des atrocités sur les personnes des détenus.
Bien que je ne puisse l'avouer officiellement , je crains fort qu'il y ait une certaine part de vérité dans les accusations portées dans ces lettres.
Je vien d'interroger le détenu INITRIKY Wiliam qui pendant quelque temps, travailla comme bureaucrate sous les ordres de RAMPIRISON.
Il affirme avoir assisté à la raclée infligée au dénommé RAMAHOLARY Edouard , l'instituteur dont je vous parle dans mon rapport.
MOUTARI lui aurait vraiment distribué plusieurs coups de cravache, et ces faits se reproduiraient assez souvent.
Le même détenu confirme également ce que j'ai entendu dire plusieurs fois : RAMPIRISON et MOUTARI s'entendent comme larrons en foire et trafiquent constamment.
Le ciment que réclame RAMPIRISON ne servirait pas toujours à la construction de sa case.Je vais faire une enquête à ce sujet.
Il arrive très souvent, paraît-il, que des amis des deux acolytes reçoivent de la main d'oeuvre pénale gratuite.
Ceci m'amène à vous parler d'un fait dont, pour une fois, je suis absolument certain :
Analalava
Type de femme Sakalave
Le détenu TSIAFINDRA qui s'est évadé il y a quelque temps ( et qui a d'ailleurs été repris) ne couchait pas à la prison ,mais chez son employeur, l'adjoint au chef de district, malgré les ordres formels qu'avait reçu RAMPIRISON à ce sujet.
Celui-ci a pourtant suivi de près l'action que j'ai menée pour que M. PRATI ne bénéficie pas d'u régime de faveur et que son détenu rentre coucher en prison chaque soir.Il ne peut donc prétendre ne pas avoir été averti et a agi en toute connaissance de cause. 
TSIAFINDRA dit qu'il n'était pas le seul détenu à coucher chez son employeur ; le boy du Dr PEYTRAL en faisait autant ainsi que plusieurs autres. Je vais essayer d'avoir confirmation de ces dires.
Je vous serais reconnaissant de donner l'entière responsabilité de la Maison d'Arrêt à RAMPIRISON car il m'est matériellement impossible de le surveiller d'ici.
Dès que j'arrive à Analalava en vedette je suis signalé et lorsque j'interroge les détenus , ils sont trop lâches pur me dire la vérité.Je suis absolument convaincu que RAMPIRISON et MOUTARI vont au devant d'un coup dur et je ne voudrais y être mêlé à aucun prix.Laissons donc ces crabes se débrouiller entre eux, le résultat ne  se fera pas attendre.
comme je vous l'ai déjà dit, je préférerais  avoir 15 ou 200 détenus de plus à Nosy-Lava et ne plus avoir à m'occuper d'Analalava.


Signé LUCAIN

(Fin page 126)


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lettre :
 CONFIDENTIEL de RAINAIVO Joseph
Chef de Poste des Services Pénitentiaires
(Dactylographiée par l' émetteur, reproduite in extenso)


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Tsaratanana , le 13 février 1961

à Monsieur Le Directeur de l'Administration Pénitentiaire

= TANANARIVE =




Monsieur le Directeur,
Avec un grand regret je vous adresse la présente afin de vous permettre d'étudier et régulariser les effets suivants.
Vu l'article 18 du décret 59-I2I  sur l'emploi du personnel des Etablissements pénitentiaires . Il est utile que je vous expose mes cas si délicats ci-dessous.
1° Je vous demanderai que les agents des Services Pénitentiaires n'assureront plus la garde du Bureau Caisse ( Agent spécial).
( Participation à des différentes tournées) recouvrement des impôts, remettre des plis officiels dans les différents chefs lieux de canton.
Pour la bonne marche de service, je vous demanderai d'adresser à tous les Directeurs des prisons des notes pour notification relative à ces sujets.
Car nous trouvons des grandes difficultés pour disposer nos personnels sur le bon fonctionnement de notre service.
En vous signalant que nous avons : Le Poste de la prison et l’hôpital à garder ( Prison : deux agents et à l’hôpital :  un agent).
3° Aucun article du décret 59-I2I prévoit que les directeurs des prisons bénéficient des cessions pénales à titre gratuit? .
Je vous demande combien de détenus ils en ont droit exactement ? " à leur titre fonctionnel" Directeurs des prisons.
A mon intérêt tous Directeurs devront adresser des demandes à la direction SERVPENIT  pour utiliser des détenus  soient pour les entretiens des bâtiments administratifs.
Ils n'ont droit qu'une équipe des corvées tous les dimanches matins.
Soyez surs Monsieur le Directeur, car c'est pour la première que j'interviens à ceux-ci, pour le bon fonctionnement de l'Etablissement dont j'ai une grande part de responsabilité.
Je vous communique ma présente sans respecter la vie hiérarchique administrative, car je risque d'être rancuné.Par contre je suis dans l'obligation de vous signaler toutes ces ordres contraires et abusives, aussi enfin de me permettre conserver un bon rodage dispositif des agents sous mes ordres.
Peur d'être heurté d'une faute grave envers les disciplines de l'Administration pénitentiaire, je suis permis de vous adresser confidentiellement ma présente.
Ainsi, probablement je souhaiterai un jour votre visite ou inspection inopinée en notre établissement; En cas si ma requête ne sera prise en considération je vous demanderai d'être muté dans un poste plus important dans la province de Fianarantsoa.
dans l'attente de vous lire , je resterai toujours à vos ordres, mes salutations distinguées. 


Votre dévoué


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Autre lettre de RANAIVO


Monsieur Le Directeur,

RANAIVOARISON Emile commis-greffier destiné pour notre établissement installé le 9 février 1961 à son poste.
Je vous remercie infiniment d'avoir disposé ce personnel sous mes ordres.
Je vous demanderai selon votre haute générosité de faire sortir s'il vous sera possible ces notes demandées à tous directeurs des prisons, aussitô après la réception de la présente.
En vous signalant que notre directeur possède quatre détenus à sa disposition. C'est pour cette raison que je vous adresse ma présente personnellement et confidentiellement, aussi j'aurais soif de votre inspection inopinée à Tsaratanana pour mettre au point le mécanisme du fonctionnement de notre établissement, surtout pour examiner notre pauvre situation du point de vue bâtiments ( bureaux, logement des agents).
Le gardien-chef est logé dans une seule pièce de 4 m2.
Pour l'amélioration de cette situation, votre visite sera indispensable M. le Directeur ou bien vous enverrez M; M'inspecteur Provincial de Majunga.
j'ai l'honneur de vous rappeler ma demande concernant la bicyclette de notre établissement , laquelle vous aviez déjà notifié à l'occasion de mon passage à Tananarive. Je ne sais pas s'il s'agit d'établir une demande de projet à ce sujet.
En vous remerciant de la confiance que avez bien voulu me témoigner jusqu'ici, je vous prie d'agréer M. le Directeur mes respectueuses salutations et ma très haute considération.
Votre dévoué
Signé par tampon RANAIVO Joseph


Le pauvre Gardien-chef
Subordonné des ordres contraires




******


(fin page 128)
































1961 7/ Tenue des gardiens

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.... Nosy-lava le 1er mars.


Monsieur LUCAIN ne me signale que peu de soucis à la maison de force et m'adresse une lettre du gardien-chef d'Analalava relative aux tenues vestimentaires du personnel qui laissent à désirer et devraient être améliorées.
Cette question sera réglée par une lettre du  mars de monsieur LUCAIN au gardien chef et me demande le même jour des mutations du personnel d'Analalava.


..........


Nosy-lava le 1er mars 1961


...J'ai été très étonné de recevoir l'avis de mutation du gardien REMOSA l'affectant dans la province de Tuléar .
Ma lettre N° 10MF/CF  a donc été inutile.
Je ne crois pas que vous vous rendiez compte des répercussions que de tels faits peuvent avoir sur l'esprit du personnel en général.
Enfin, sans doute avez vous des motifs supérieurs qui m'échappent et je m'efforcerai à l'avenir de ne pas être plus royaliste que le roi.
Il n'y a plus aucune raison  pour qu'ISMAËL KASSIM n'obtienne pas satisfaction.
sa veulerie et son incapacité totale le mettent sur le même niveau que son collègue REMOSA.
Je m'attends donc à ce que sa demande soit prise en considération et suivra à la lettre. J'avoue que je ne comprends pas.


... Je vous rappelle que lors de mon passage à Tananarive vous m'avez laissé espérer l'héritage de la voiture que le juge a mise au rencart depuis de nombreux mois et qui ne doit pas s'arranger sous les intempéries;
JACQUI se fait fort de la remettre en état  à peu de frais et je vous assure qu'elle nous rendrait service. Revoyez la question S.V.P.
Bientôt je vous annoncerais officiellement l'achèvement d'un barrage sur la rivière de Nosy-Lava.
Alors que jusqu'à maintenant toute l'eau  douce qui tombait à la saison des pluies partait à lamer, notre rivière atteint actuellement deux mètres cinquante de profondeur. Cela nous aidera à la saison sèche.






........




Le gardien-chef d'Analalava à Monsieur le Directeur de la maison de Force de Nosy-Lava.

Afin de nous permettre de suivre rigoureusement la réglementation en vigueur citée dans la récente circulaire, j'ai l'honneur de vous adresser la présente à l'effet de vous exposer ce qui suit :
1° 
Les agents de police placés sous mes ordres se plaignent souvent de ce qu'ils ne sont pas en possession d'une tenue correcte et réglementaire, l'ancien effet d'habillement reçu depuis étant désormais en état tout à fait non présentable.
2° 
Quant aux agents relevant directement du service pénitentiaire, ils en sont bénéficiaires, mais n'ont rçu chacun qu'une culotte kaki, une chemise, une paire de chaussures te un bas sport.
En tout état de cause chaque agent devrait avoir au moins deux complets  , ceci pour le mettre en disposition d'avoir toujours un équipement convenable, en cas de nécessité de service, quand l'autre tenue se trouve en l'état d'être lavée.
de plus, pour la raison sus-citée, Analalava étant considérée comme ville de mouvements, ou bien des fois des autorités supérieures passent et peuvent mener une visite à la prison il arrive avec regret que tout agent de service  ne soit pas en mesure de porter la tenue tant désirée.


Je tiens à vous signaler qu'un parfait état n'aura pas lieu tant que les démarches effectuées n'aboutissent pas à de bons résultats.
En conséquence, pour tous ces faits précités, je vous sollicite de bien vouloir étudier et prendre toutes dispositions nécessaires afin que tout le personnel puisse être doté d'un effet d'habillement , tout complet.


( Fin page 129)


Nosy-lava , le 7 mars 1961
Maison de Force
de
Nosy-Lava


Le directeur de la Maison de Force
à Monsieur le gardien-chef
d'Analalava

J'ai bien reçu les trois lettres des agents SAADI M'SILIE,MOUTARI Ferdinand, et ESOLOPO, adressées sous mon couvert à monsieur le Directeur de la Sécurité nationale, afin de lui réclamer des effets d'habillement prétendant que je leur ai affirmé qu'ils ne toucheraient rien du service pénitentiaire.
Je m'inscris en faux contre une telle assertion car la réponse qu'on me prête est erronée et les auteurs des trois lettres précitées le savent pertinemment.
La réponse que j'ai faite aux agents SAADI M'SILIE et ESOLOPO est la suivante :
"Je n'ai aucune instruction  concernant votre cas et n'ai pas pour l'instant de tenue à vous donner, mais je vais demander à Monsieur le Directeur de l'administration pénitentiaire comment solutionner cette question"
Ma lettre datée du 8.2.1961 portait le ° I6I/MF et indiquait les effets qui m'étaient nécessaires.
Le 14 février, c'est à dire 6 jours après l'expédition de ma lettre,  je recevais de M. PLANCHON le T.L.O. N° 1224-JU/SAF dont voici la teneur :
"Ref votre lettre I6I/Mf du 8.2.1961


Vous fait expédier par prochain camion via Majunga la commande contenue dans la précitée :
8 paires de chaussures
8 tenues kaki
8 chemise manches longues kaki
8 chemisettes kaki
8 shorts kaki
8 casquettes gabardine kaki


Ces effets sont destinés à l'habillement des agents de la sécurité mis à votre disposition;
Veillez m'en accuser réception.


Pour le Garde des Sceaux Ministre de la Justice
Le Chef du Service de l'Administration Pénitentiaire

signé M PLANCHON
"

(fin page 130)


Comme vous le voyez, nous sommes loin de ce qu'assurent vos agents dont la mauvaise foi est évidente.
Je vous demande de faire preuve à l'avenir de plus de circonspection avant de me transmettre de telles inepties.
M. RAKOTOMANGA , greffier-comptable  m'assure avoir fait à l'agent MOUTARI la même réponse que celle  que j'ai faite aux deux autres quémandeurs.
Vous m'affirmez par ailleurs que les gardiens du service pénitentiaire affectés à Analalava n'ont reçu chacun qu'une culotte kaki , une chemise kaki, une paire de chaussures et une paire de bas sports.
Je me demande quel intérêt vous avez à écrire de tels mensonges car vous n'êtes pas sans savoir que ce que vous affirmez est absolument faux.
Vos agents ont touché les mêmes articles que leurs camarades de Nosy-Lava  et votre façon de les poser en victime est ridicule.
Afin de vous rafraîchir la mémoire,  je vous ai fait établir un relevé que je certifie exact et que vous pourrez vérifier si le coeur vous en dit, de tous les effets d'habillement perçus par votre personnel ainsi que la date de chaque distribution.
......




Vous trouverez ci-jointes trois lettres émanant de trois agents de la sûreté actuellement affectés à Analalava et qui m'ont été transmises par RAMPIRISON.
Ceci   est évidemment un coup monté entre tout ce beau monde et c'est ce qui explique la sécheresse de ma lettre à RAMPIRISON.
Je vous serais infiniment reconnaissant de me débarrasser de ces trois indésirables dans les plus brefs délais, soit en les remettant à la disposition de la Sécurité, soit en les affectant le plus loin possible d'ici.
Le départ de MOUTARI romprait son association avec RAMPIRISON dont les habitants d'Analalava parlent de plus en plus.
Comme je l'ai spécifié sur le bulletin individuel de SAADI M'SILIE, cet individu a un caractère impossible  et a la folie de la persécution; Je suis persuadé que c'est lui qui a poussé les deux autres à rouspéter, encouragés par RAMPIRISON qui lui a promis son appui. ESOLOPO est un salopard né , doublé d'un ivrogne. A dégager également.
Puisque nous parlons de mutations , je m'étonne que vous preniez à coeur ce que je vous ai dit concernant l'ignoble REMOSA
Lorsque je vous écris ainsi, c'est à Monsieur PLANCHON que je me confie et non à Monsieur le Directeur de l'Administration Pénitentiaire.
je suis convaincu que vous êtes de mon avis et j'éprouve une certaine satisfaction à vous exprimer mon dégoût car je sais que vous me comprenez.
mais en toute franchise je suis certain que si vous m'aviez écouté et que si REMOSA s'était retrouvé à Diégo au lieu de Tuléar, personne ne serait intervenu en sa faveur.
Et si un tel exemple se produisait une bonne fois,  les éternels mécontents y regarderaient de près  avant de demander leur mutation.
L'avenir vous prouvera que ce que j'avance aujourd'hui est pesé et raisonné.
Il faut vivre avec ces salauds la pendant des mois et des mois comme je viens de le faire, pour les connaître à fond.
La mutation de REMOSA pour Tuléar était à peine accordée que déjà ses semblables criaient victoire.
Venant immédiatement après celle de LENDA , tous les espoirs des amateurs de mutations pour le sud se réveillent.
Il y a très peu de temps , MONTSA Vincent obtenait gain de cause lui aussi.
Pourquoi  les quelques "sudistes" restant à Nosy-Lava  ne demanderaient-ils pas à rejoindre la terre de leurs ancêtres ( car ne vous en déplaise c'est ainsi qu'ils s'expriment).






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