Timbres et cartes postales sur DELCAMPE

Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana :
Les paroles vraies sont comme la canne à sucre que l'on mâche: quoiqu'elle soit longue,elle est douce partout.
Les timbres et cartes postales de ce blog sont en vente sur DELCAMPE.net , ci-dessous :
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Prologue 1958 1/5 Comores


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MES PRISONS (*)


Prologue



Datura et pointetia
Premier jour d' émission  31.01.1959.


Madagascar
En 1958,
Jo du 2.2.1957
Jo 24.3.1956

après trois années passées en qualité de responsable du service du logement et de l'ameublement des fonctionnaires métropolitains affectés à Madagascar, service dépendant de la Direction des Finances,
je fus muté au cabinet du Haut-Commissaire au service des renseignements généraux.

De par cette fonction j'eus alors la possibilité de contacter, et même de fréquenter, les plus hautes autorités.

Plus spécialement chargé de l'accueil et de la réception des notabilités comoriennes, ces îles étant alors rattachées à la gestion de Tananarive.

C'est ainsi que le vice-président du conseil de gouvernement des Comores, M. Mohamed AHMED, m'écrivait le 30 mai pour me remercier de l'aimable accueil que je lui avais réservé lors de son passage à Tananarive.

Le 25 août M. le prince SAID HOUSSEIN BEN SULTAN SAID ALI, chef de la famille royale de la Grande Comore me faisait part de son arrivée à Tamatave et le 4 septembre il me demandait le remplacement de son chauffeur.

Carte reçue du
carte 14*9 cm
Au verso , manuscrit :
"
J'ai bien reçue votre aimable lettre due et la fiche de M. P. BAS
auquel je suis très sensible aux sentiments de confiance que vous me témoignez.
d'autre part je vous prie d'excuser la négligence de mon age .
Des mon retour à la Grande Comore j'ai cherché votre fiche et
je n'ai pas pu la trouver dans mes nombreux papiers au cours de mon voyage.
Je vous serais très reconnaissant d'établir une autre pour me l'envoyer en retour du courrier.
En vous remerciant très sincèrement encore pour le dérangement que je vous cause
Veuillez croire en mes sentiments très amicaux.
C'est fait  le 1er octobre 1958

"
Collection Nicole SIMONET-PLANCHON



Le 25 août également,
 je recevais une lettre de M. G ARNAUD, haut fonctionnaire des Comores, qui avait accompagné la délégation des comoriens lors d'une importante réception à Tananarive et qui me remerciait de l'organisation de la réception qui fut sans défaut  et qui revenaient en leur territoire avec une joie sans mélange.

Le 2 septembre M. Mohamed AHMED m'écrivait de Paris pour me faire part de sa satisfaction des contacts avec les autorités de la métropole et indiquait qu'il était très satisfait du discours du général de GAULLE.

Le 20 septembre le prince SAID HOUSSEIN me signalait par télégramme qu'il avait bien rejoint MORONI.


(*) Titre donné par mon père à ses écrits.



Prologue 1958 2/5 Le général de GAULLE à Tananarive

Après la Communauté Française
Page précédente : 1958 1/5

Les évènements s'étaient succédés à grande allure en cette année 1958.
En métropole la 4ème République avait vécu ses derniers jours et, sous la pression du peuple,
le Président de la République devait faire appel au général de GAULLE.
Depuis mon arrivée sur le territoire, j'avais rencontré des amis  gaullistes dont le plus influent était Maître Marcel FOURNIER, avocat à Tananarive.
Pour soutenir l'action des responsables d'Alger,
Site pour Mahamasina

le 23 mai nous avions organisé un rassemblement de masse au stade de Mahamasina.
Tous les membres du Cabinet du haut Commissaire avaient été priés de se rassembler dans la salle d'honneur en attendant la suite des évènements.
J'avais pu aller au stade où la foule était nombreuse.
L'orateur indiqua alors qu'il venait d'apprendre par la radio  que le général de GAULLE acceptait de former le gouvernement et demanda à la foule de se disperser dans le calme, ce qu'elle fit.
Je partis immédiatement rejoindre les membres du cabinet et le Haut-commissaire me demanda si la foule allait venir au siège du Gouvernement général.
Général de GAULLE
à
Mahamasina

Devant ma réponse négative tout le monde parut soulagé, mais je dois préciser que l'armée, sous les ordres du général MISSONNIER
(Sur le WEB : Un ouvrage de Catherine MISSONNIER parlant de Madagascar et ici aussi)
( lui même gaulliste convaincu) n'avait pas été requise pour défendre le Haut-Commissariat, mais était en état d'alerte pour faire face à toute éventualité.
Après ces évènements, c'est en septembre que le général de GAULLE vint à Tananarive où il trouva une ville
en euphorie générale.
Dans un discours à Mahamasina, devant des dizaines de milliers de personnes il prononça la phrase historique :

Discours du général de GAULLE, à TANANARIVE,  le 22 août 1958.

INA : Général de GAULLE à Madagascar et en Afrique

" SI VOUS LE DÉSIREZ, MADAGASCAR REDEVIENDRA INDÉPENDANTE, COMME AU TEMPS OU LA REINE RANAVALO HABITAIT CE PALAIS " ....



Palais de la Reine,(à gauche), Tananarive, photographie de 2011. 
Construction débutée en 1610.
Le Rova et ici aussi
Collection Nicole SIMONET-PLANCHON

Mes amis comoriens étaient également là et c'est à la suite de cette visite que le prince  SAID HOUSSEIN m'adressait une longue lettre de remerciements.
Je lui en accusait réception le 30 septembre en le félicitant des magnifiques résultats qu'il avait obtenu pour l'approbation de la nouvelle constitution.

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Prologue 1958 4/5 Décret de nomination du chef du service de l'administration pénitentiaire de Madagascar

Page précédente : 1958 3/5


J'avais également entretenu des relations amicales avec mon ami René JUPPEAU,
fonctionnaire au service de l'agriculture et que j'avais connu avant mon départ de France lorsqu'il était dans l'entourage de M. FOCCART, conseiller technique du général de GAULLE.
Le 5 janvier 1959, il me faisait connaître son arrivée en métropole pour un congé de fin de séjour.
Mais les mois et les années s'étaient écoulés depuis mon arrivée à Madagascar et mon séjour réglementaire de trois ans était arrivé à son terme.
Le 2 février, par note 0277/C.M.REG le Haut-Commissaire me faisait connaître que mon retour en France était prévu par avion du 24 mars et le 7 février j'étais convoqué pour le 16 devant ma commission de rapatriement.
Philibert TSIRANANA

J'écrivais alors à mon ami maître Marcel FOURNIER, Ministre de la Justice du gouvernement de M. TSIRANANA pour l'informer que l'on voulait me nommer , " Conseiller technique du Directeur malgache des services pénitentiaires" et que je ne pouvais accepter ce poste subalterne étant donné qu'il m'avait proposé d'être : "Directeur des Services Pénitentiaires".
Mais cette nomination,  si elle intervenait, ne pourrait avoir son plein effet qu'après le congé que j'étais obligé de prendre.
Cependant, étant donné les pourparlers en cours,
le 25 février ,
par note 530/REG le Haut-Commissaire annulait sa note 277 qui prévoyait mon retour en France
et le 26 février 1959, par décision N° 019/SEP, il m'accordait un congé de six mois à passer à Marennes-Plage avec embarquement à compter du 16 mars,
puis par décision N° 305 bis du 2 mars, il me mettait à la disposition du Président du gouvernement provisoire de la République Malgache.

Le 3 mars,  M. le ministre de la Justice , Marcel FOURNIER demandait aux membres du Gouvernement de bien vouloir approuver le décret  N° 59-29 ci-après me nommant chef du service de l'administration pénitentiaire de Madagascar, ce qui fut fait et publié au Journal Officiel;

En voici les textes :



Pour agrandir :
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maintenez là enfoncée,
faites tourner la molette de votre souris.










Décret de nomination de Maurice PLANCHON

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Carrière militaire : 2/3 :5 mai 1942 : Diego-Suarez

Sur ce site 
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Un premier voyage à Madagascar
en 1942






******
Parmi les écrits de mon père retrouvés figure :

Un site en relation avec ses écrits :
Ironclad

Autre site


"
Que s'est-il passé de grave le 5 main 1942 ?

Il est possible que pas un seul français sur 10.000 puisse répondre à cette question.

Et pourtant dans une région de la France d'Outre-mer s'est déroulée une tragédie qui coûta la vie à 125 français et plus de 1.100 anglais.

Diégo-Suarez est un port à l’extrême nord de l'île de Madagascar.

La ville principale ,Antsiranane , est située sur un promontoire dans une des plus belles et plus grandes baies du monde et l'on accède dans la rade par un étroit goulet de moins de deux kilomètres de passage.
Antsiranana ; Diégo-suarez

Sa position géographique au centre de l'Océan Indien en fait le gardien incontestable de cet océan au milieu de trois continents : l’Afrique, l’Asie et l’Australie et même des territoires du pôle sud.

Cette position stratégique était le point d'appui de la force française dans l'hémisphère sud et il était courant de dire : " qui tenait Diégo tenait toutes les voies maritimes reliant ces continents".

En 1940 , la débâcle en France a fortement perturbé la vie de ce pays ou il fait bon vivre parmi une population qui se sent 100% française.

D'ailleurs les tirailleurs malgaches envoyés en métropole se sont montrés de vaillants soldats disciplinés.

Faisant partie de l'armée coloniale, je fus dirigé sur ce territoire en avril 1940 et au début de mai j'étais affecté à l'état-major de la défense à Diégo-Suarez.

Avec de nombreux camarades nous avons entendu l'appel du Général de Gaulle le 18 juin.
Malheureusement, malgré notre désir, nous ne pouvions continuer la lutte, étant stationnés sur cette île séparée du Kenya et du Tanganyika  par 1.500 kilomètres d'océan infesté de requins, et territoire le plus proche sous administration anglaise.


Logement des sous-officiers à Diégo-Suarez

Le commandant de la défense essaya bien de prendre contact avec les Français de Londres, mais ceux ci étaient en plein désarroi et il n'y avait encore aucune organisation dans l'état-major du Général de Gaulle.

Le gouvernement de Vichy profita de la confusion pour relever le commandant de la défense et le remplacer par le colonel CLAEREBOUT , militaire de haute valeur mais très discipliné qui ne connaissait qu'obéir aux ordres de Vichy.

A partir de ce moment là, la vie de garnison s'est déroulée dans la tristesse, mais dans l'espoir et l'attente.

Bientôt ce fut le blocus de l'île par les forces navales britanniques  et pendant près de deux ans le ravitaillement ne vint plus de la métropole.
N'ayant plus de farine de blé il n'y eut plus de pain pendant des mois et les métropolitains apprirent à se nourrir de riz.

Ce blocus eut également pour conséquence  une pénurie d'essence.

Les autorités remplacèrent les gicleurs des carburateurs  par d'autres adaptés à l'alcool de riz et le stock d'essence fut conservé précieusement pour ravitailler les véhicules militaires ,en cas de besoin, les gicleurs pouvaient être remis très rapidement en place.
Cela ne servit à rien, car le 5 mai 1942 les stocks d'essence furent bombardés  dès le début et il n'y eut plus rien.
Mais nous rongions notre frein en écoutant régulièrement les émissions de la radio de Londres et plus spécialement la rubrique "Les Français parlent aux Français".
Cela ne nous fut jamais interdit car les autorités savaient bien qu'étant donné notre position géographique sur notre île nous ne pouvions rien faire.

Cependant cela entretenait notre moral et un beau jour, ou plutôt par une belle nuit d'un samedi à dimanche de 1941 quelques uns de nos camarades dont M. GIRARD de l'agence de la banque de Madagascar , partirent furtivement vers la baie du courrier à l'ouest, ou ils trouvèrent une pirogue disponible et firent voile vers Dars-es-Salam.
Ce n'est que dans la journée du lundi que l'on constata qu'untel n'était pas là et que l'on ne trouvait pas non plus tel autre.
Le mardi il fallut bien se rendre à l'évidence : ils avaient quitté l'île pour une destination inconnue , mais ils étaient déjà loin et les modestes patrouilles aériennes disponibles ne purent ou ne voulurent pas les retrouver.

Nous étions attentifs aux évènements de la guerre qui se déroulait alors dans le monde entier, lorsqu'en janvier 1942 , nous apprîmes que l'armée japonaise venait de prendre Singapour alors base stratégique tenue par les troupes anglaises et qui interdisait l'accès de l'ennemi dans l'océan indien.

Dès lors commença une période d'attente.
Nous étions certains que Diégo de par sa position stratégique serait la prochaine attaque par l'un des belligérants.
mais lequel viendrait le premier ?
Les japonais ?
Les Anglais ?
De toute façon le commandement était persuadé que les navires de guerre se présenteraient  au goulet d'Orangéa , passe entre la rade de Diégo-Suarez et les batteries côtières furent mises en état d'alerte permanente .
Ce 5 mai 1942 nous avons été réveillés par de violents tirs d'artillerie .
Avec tous les militaires de l'Etat-major je me suis rendu au bureau de la défense et nous nous sommes concertés.
Il ne pouvait s'agir de manœuvres de nuit, le commandement n'en n'ayant pas donné l'ordre.
Le commandant PICHON chef d'état major téléphona au capitaine commandant la batterie d'Orangéa et réveilla celui-ci  : le secteur était très calme.
Il essaya alors de joindre par téléphone le capitaine commandant la batterie de la baie du Courrier à l'ouest, mais la ligne était coupée.
Cet incident étant fréquent par suite de feux de brousse et nous restâmes sur la question :  d'ou venait cette canonnade intense ?
On le sut plus tard , les commandos anglais avaient coupé les lignes téléphoniques  et neutralisées les batteries sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré par les artilleurs français.
Cependant les anglais se méprenant sur les possibilités 'alertes des troupes françaises déclenchèrent un violent tir d'artillerie de barrage pour protéger une importante armée de débarquement  sur la côte ouest.
Tir bien inutile puisque les obus tombaient dans une brousse désertique et inhabitée.
S'ils avaient continué leur progression sans ce tir ils seraient venus jusqu'à nous sans un seul coup de feu.
Le commandement britannique avait choisi d'envoyer ses troupes sur cette côte, car les navires venaient d' Afrique du sud.
Il est probable que si ils avaient doublé le cap d'Ambre en grand nombre  pour attaquer à l'est ils eussent été repérés.
Il n'y avait aucun français dans cette armée , les autorités anglaises n'ayant pas averti le général de Gaulle de cette opération.

A suivre : ICI 
















Tirailleurs malgaches en 1917



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