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photos
Au moment de notre départ,
aéroport d'Arivonimamo .
Maurice, Simone, Alain, Nicole
X......
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Le 12 septembre 1961
par avion
T.A.I.(*) j'ai quitté Madagascar avec regret et larme à l' oeil pour rentrer en métropole avec ma famille qui avait eu de graves ennuis de santé.
J'avais passé deux années exaltantes me donnant corps et âme à ma fonction.
J'avais eu de grandes satisfactions tant du point de vue du personnel qui dans l'ensemble m'estimait beaucoup, que de la part des détenus, qui, quelques têtes brûlées mises à part, la plupart du temps manœuvrées par la politique, ne me causèrent jamais de gros ennuis.
Le souvenir de cette période est pour moi mon soleil d'Austerlitz.
Tout ce qui précède est authentique et m'est personnel.
Volontairement je n'ai pas divulgué les correspondances administratives auxquelles j'étais tenu : mais dans l'ensemble elles furent bonnes..
J'ai eu quelques difficultés de relations avec certains membres du cabinet du ministre ainsi qu'avec des ambitieux et des jaloux de mon poste qu'ils désiraient tenir;
Il y eut une période plus calme au début , lorsque Madagascar était sous le régime de la Communauté avec la France, mais après l'indépendance totale les ambitions se firent plus pressantes pour remplacer le "français" de ce poste par un malgache.
Je n'ai pas voulu évoquer un bien triste fait divers qui s'est déroulé à la maison de redressement des jeunes à Anjanamasina où, après une décision de plus grande liberté prise par le service judiciaire en faveur des délinquants et qui avait entraîné le retrait de mes pouvoirs sur cette maison pour les remettre entre les mains de magistrats, pour le moins "mous" et partisans de la formule " Il faut laisser les jeunes délinquants en liberté surveillée pour qu'ils puissent s'épanouir".
Résultat : une nuit plusieurs morts et une femme, épouse d'un éducateur, très grièvement blessée à coups de couteaux.......
Mais passons ....
Je n'avais plus de responsabilités .....
Après mon départ je reçus de nombreuses lettres exprimant des regrets sur mon abandon.
Mon fidèle
WILLMANN, monsieur
DAVID gardien chef de Tananarive qui m'assurait de sa "gratitude éternelle", monsieur
RANAIVOSON de Fianarantsoa, mon précieux collaborateur
RAKOTO Raphaël qui, pendant plus de deux ans m'avait secondé efficacement et tout le personnel de sa direction et bien d'autres encore m'adressèrent des lettres touchantes et émouvantes sur mon lieu de congé.
Ces correspondances se poursuivirent très longtemps et notamment pour les voeux de la nouvelle année 1962 :
Le sénateur de Madagascar monsieur
RAKOTONDRAINITSIMBA m'adressa une longue lettrele 11 janvier pour me dire notamment que le personnel du service pénitentiaire était mécontent de mon départ, mon remplaçant étant "arbitraire".
PUIS LE TEMPS S’ÉCOULA ....
"
Ainsi tout change, tout passe,
Ainsi nous même nous passons ....
"
Petit à petit je perdis le contact.
Qu'êtes vous devenus vous, tous mes précieux collaborateurs et amis, qui m'ont permis une grande réussite dans un moment suprême de ma vie ???? .....

Où êtes vous les
MATHEI,
LUCAIN,
AUDRAIN,
WILLMANN,
RAKOTO, et combien d'autres ??? ....
J'ai su quelques années plus tard que mon fidèle inspecteur et ami
VERGNOLE était décédé.
26 années se sont écoulées et je n'ai plus de contact qu'avec mon ancien Ministre
Marcel FOURNIER et mon fidèle
René JUPPEAU auquel je dois une grande reconnaissance.
Je leur ai demandé de bien vouloir lire tout ce qui précède.
Merci monsieur
FOURNIER, merci monsieur
JUPPEAU, merci à tous.
Ma reconnaissance sera présente jusque dans ma tombe.
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Maurice PLANCHON :
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Simone DUCLOUX
à 89 ans. |
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Alain
en 2011. |
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| Collection Alain Planchon |
- 3.10.1948 -26.3.1956 : Fonctionnaire du cadre général de l'administration générale d'Outre-Mer, s'occupant du déplacement depuis et vers la France, des fonctionnaires affectés aux colonies françaises ( contrats transporteurs) .
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| Collection Alain Planchon |
- 1956-1959 Premier séjour à Madagascar.
- Congés à Marennes.
- 1959-1961 Deuxième séjour à Madagascar.
- 1962 Congés à Aix en Provence.
- 1963-1969 Affecté à Versailles, CATI
(centres administratifs et techniques interdépartementaux) ,résidence à Fontenay le Fleury.
- 1969-1971 Affecté en Nouvelle Calédonie,Koné. (8 septembre 1969).
- 1972 Installation à Menetou-Salon,
Cher,France.
- Agent général d'assurances .
- Correspondant local du journal "Berry Républicain " .
- Décédé le 22.12.2000 à Bourges, hôpital , Cher,France.
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Certificat d'études primaires élémentaire Certificat d’Étude. Seul diplôme scolaire de mon père. |
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CHEVALIER DE L'ORDRE NATIONAL DU MERITE Le 7 décembre 1971 Scellé du sceau de l'ordre sous le n° 4669 C71 |
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| Galliéni |
Avec M.
Pierre MESSMER
( Cérémonie de remise du Mérite National, à Paris)

(*) T.A.I. : Transports Aériens Intercontinentaux.
Le premier engagement politique :
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Le Rassemblement du peuple français (RPF) était un mouvement politique fondé par le général de Gaulle le 14 avril 1947 pour mettre en œuvre son programme politique exposé dans le discours de Bayeux. Durant sa courte existence (1947-1955), le RPF fut le principal mouvement d'opposition à la IVe République (avec le PCF), voulant se situer au-delà du clivage droite/gauche. Le RPF fut le seul mouvement de l'histoire du gaullismefondé et présidé par Charles de Gaulle et le seul mouvement à réunir tous les gaullistes.
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Cérémonies :
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Berry Républicain
24.8.88 |
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10 avril 1994 Médaille PÉLICAN D'OR
La Fédération Française de l'Encouragement du Dévouement et du bénévolat a presque un siècle d'existence. La première déclaration au J.O. date du 4 août 1910, créée sous le nom de Société Républicaine d'Encouragement du Dévouement. A partir de 1935, le mot "Républicaine" fut enlevé. De 1935 à 1937, elle fut simplement "Société d'Encouragement au Dévouement", sauf pendant 3 ans de 1972 à 1975, il fut rajouté l'adjectif de "Nationale". Puis, en 1980, elle devint "Fédération Française Européenne et Internationale Encouragement du Dévouement". En 2002 et jusqu'en 2004 plus modestement elle est devenue "Fédération Française de l'Encouragement du Dévouement par le bénévolat".
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