Timbres et cartes postales sur DELCAMPE

Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana :
Les paroles vraies sont comme la canne à sucre que l'on mâche: quoiqu'elle soit longue,elle est douce partout.
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1959 9/11 Nosy-Lava, les hommes en place.



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Vous devez, je suppose, être en possession de mes états de répartition d' effets d'habillement  et de couchage pour les maisons d'arrêt de la province.
Réellement je crois que, si c'est possible, la meilleure solution serait celle de l'achat des quantités nécessaires pour fournir les districts  qui n'ont pas été compris dans la distribution fantaisiste ( permettez-moi ce terme) qui a été réalisée.


....




Le 8 octobre un rapport de Nosy-lava m'inquiète un peu sur la moralité de certains gardiens.
Je prends immédiatement les mesures nécessaires pour leur remplacement  et tout rentrera dans l'ordre.
Le 28 octobre une longue lettre de M. LUCAIN m'apporte des précisions sur la situation actuelle :


.....

Hier après-midi nous avons subi à notre tour les assauts du vent.
La jetée est aux trois-quarts démolie et la ligne électrique qui la longe est à refaire entièrement;
Vous serait-il possible de pendre contact avec les T.P. à ce sujet ? Peut être porraient ils nous conseiller et nous aider à construire une jetée plus solide ....
Allez vous réussir à me débarrasser de MANANJARY  pour l'instant il prend son tour de garde comme les autres agents car je ne veux plus confier la vedette.
Il y a également deux autres agents que vous pourriez mettre immédiatement à la disposition de la sécurité Générale, même si il n'y a pas possibilité de les remplacer avant l'année prochaine.
Ce sont RAZAFINDRAMAMBA et BOINAHERY M'ZE.
L'un et l'autre sont en rapport étroit avec les détenus et je les soupçonne fort de faire de la mauvaise politique. Les prisonniers qui veulent expédier du courrier  sans le faire passer par la censure ( en payant bien entendu).
Vous me rendriez un service énorme en éliminant ces deux types là, car non seulement ils ne sont bons à rien, mais je suis obligé de les faire surveiller à longueur de journée.De plus je perds un temps fou à répondre à leurs créanciers.


(fin page 20)
Pour terminer je vous passe une petite commande de graines de concombre, cornichons, tomates, persil et enfin du maïs en grosse quantité.
......
Tout d'abord, je vous promet d'étudier très sérieusement le décret d'organisation devant remplacer l’arrêté de 1954. J'avoue que jusqu'à maintenant  je me suis surtout attaché à effectuer certains travaux qui me paraissaient indispensables et j'ai voulu profiter au maximum de la saison sèche.Pendant la saison pluvieuse qui approche, j'aurai tout loisir d'apprendre mes règlements par coeur;Je me rends compte que c'est indispensable car mes greffiers qui ont 18 ans de service n'en connaissent guère plus que moi  qui n'ai que 3 mois d'apprentissage.Et ceux-ci n'ont pas d'autre activités ni soucis.
Ecole à Madagascar
En ce qui concerne l'école , ma femme vous tiendra elle même de la situation.
Pour les graines je répondrai sous peu à M. JUPPEAU.  
Pendant que nous sommes au rayon culture , je vous annonce que j'ai eu la visite de MM. VAILLANT et PIGEON et ....beaucoup de promesses de leur part.
M. VAILLANT m'a servi des termes techniques époustouflants devant lesquels je me suis montré béat d'admiration , ce qui fait qu'il est parti enchanté en me promettant de revenir bientôt


Enfin peut-être tirerons nous quelques avantages de cette visite.....


Pour la jetée, je crois qu'il serait préférable que ce soit votre service qui prenne directement contact avec les T.P d' Antsohihy .....


Vous me demandez si j'ai réglé la question financière avec FLAURAND.
Rappelez-vous que nous nous sommes mis d'accord pour adopter le processus suivant :
vous deviez m'écrire à ce sujet en m'exprimant votre surprise que pendant votre congé de la main d'oeuvre  pénale ait été accordée à un particulier par vos services sans que les condition d'une telle transaction  n'aient été bien définies et acceptées par les deux parties.
Devaient suivre lesdites conditions telles quelles sont définies par les règlements.Cette façon de faire me permettait de régler la question sans bavure.je transmettais simplement votre lettre à M. FLAURAND et tout était résolu.Voyez-vous un inconvénient à procéder ainsi ?


Sisal
....


La pêche pourrait également   être d'un bon rapport mais par contre je n'attends pas grand chose, pour l'instant du moins des cocos et la la vannerie. toutefois je vous assure que j'essaierai de tirer un maximum de tout.
Reste la question de mes "salopards".
Pouvez-vous m'indiquer la marche à suivre pour que je puisse m"en débarrasser au plus vite  et remonter un peu mon prestige auprès du personnel.
Je pensais avoir fourni tous les renseignements voulus concernant les MANANJARA, RAZAFINDAMMAMBO, GESLIN etc....
Je suis très surpris de l'ampleur des formalités exigées, car j'ai pu constater en consultant quelques dossiers que lorsque mes prédécesseurs voulaient se débarrasser d'un salopard la question était réglée en un temps record.
Je crois vous avoir montré un rapport de M. PERICHAUD , de quelques lignes seulement, par lequel il exigeait le rappel  immédiat par la sûreté d'un agent sénégalais qui après avoir été rossé et désarmé avait été accusé par les détenus d'excès de zèle.
L' agent a été muté avant d'avoir pu se rendre compte de ce qui lui arrivait.
c'est à la suite de cet incident que l'inspecteur GOZIE avait demandé sa mutation. vous me connaissez  suffisamment et vous savez que je n'ai pas agi par basse vengeance en vous demandant de retirer MANANJARA et consorts de Nosy-Lava, mais bien parce que je suis certain  que nous avons tout à craindre si nous conservons ces types là. Et puis diriger sans avoir les moyens de sanctionner lorsque cela est nécessaire est une gageure. je me sens absolument paralysé s'il m'est mossible de punir les brebis galeuses  et si cela dure encore un moment mon autorité sera vite mise en doute. Jene vous cache pas que je suis profondément déçu que cette question ne soit pas encore tranchée.


...;


(fin page 21)






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1960 16/28 5704 cocotiers

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L'infirmier qui vit  toujours de mendicité ( comme Ravelonarivo et Fidélie) et cela depuis 5 mois, vient encore de mendier du riz et de la viande. Il coûte cher à la communauté et je me demande avce inquiétude si nous serons remboursés. S'il doit partir, comme je l'espère, je vous demande s'il me serait possible de me demander mon avis avant son départ et règle ses dettes . Cela éviterait à ses collègues d'avoir à subir les réclamations des créanciers des BOISNAHERY, RAZAFINDRAMAMBA et consorts.
La circulaire relative à l'option ouverte aux  fonctionnaires des cadres de  la République Malgache  pour leur intégration dans les cadres de la fonction publique territoriale Comorienne , me laisse un peu perplexe  car je ne suis pas très féru en jargon administratif.Je pense qu'elle ne s'adresse qu'aux titulaires , sinon cela serait catastrophique car vous n'ignorez pas que plus de la moitié des mon effectif est composé de comoriens.Ils  sont persuadés que cette mesure s'adresse à tous  et sont fortement tentés de retourner chez eux. Je ne tiens pas particulièrement à la main d'oeuvre comorienne mais il me faudrait d'ores et déjà songer à remplacer le patron de la vedette MAECHA, le radio et quelques bons agents dont le vaguemestre.


...




je ne puis remplir les états que vous m'avez envoyés car pour cela il me faudrait peser tout notre cheptel et même les oeufs, les citrons, les poussins, les salades etc..... et de plus additionner les poids des légumes , des bêtes, ce qui donnerait un total pour le moins insolite .....


D'autre part je ne me vois pas en train de vendre les oeufs, les salades, les cocos au kilo .Comme je vous le dis par ailleurs la totalité des oeufs a servi à faire des couvées plus ou moins réussies.Ce n'est que maintenant que nous allons commencer la vente tout en continuant à faire des couvées. Je  voudrais comme je vous en ai déjà fait part  arriver à avoir au moins 500 poulets et canards.
Le nombre total des cocotiers s'élève à 5.704 dont 230 sont en plein rapport et 80 commencent à produire ;  Il y a donc à l'heure actuelle 5.394 pieds qui sont encore trop jeunes pour produire. s'il n’attrapent pas de maladies nous aurons une belle récolte dans quelque temps. Nous avons récolté 6.269 noix de coco. Nous en avons vendu 3.511 ; près de 2.000 ont été  consommées par les détenus  lorsque nous manquions de matière grasse , et suivant vos directives; Le reste m'a servi à acheter du sel et du poisson, lorsque j'étais complètement démuni de fonds.




....






.... TULEAR le 3 septembre 1960




  La question des effectifs me tracasse , d'autant qu'elle est jointe à celle du recensement.La comptabilité est assez bien tenue , mais la trésorerie, bien que satisfaisante, n'est pas aussi brillante qu'on voulait bien me le faire croire.
J'entreprends la remise en état des bureaux qui, pour l'instant, tiennent plus d'un garage que de bureaux.




.......




Le  5 septembre c'est madame LUCAIN qui me demande des fournitures scolaires pour l'école de Nosy-Lava dans la lettre suivante :


....


Le service provincial de l'enseignement m'ayant dit que les fournitures scolaires de Nosy-Lava devaient être payées par les parents d'élèves ou le service pénitentiaire ( ils ne sont pas très fixés) je viens vous demander si  vous pourrez nous aider un peu pour cette rentrée . Si oui, envoyez moi un exemplaire de tous les bouquins du cours moyen : grammaire, lecture, arithmétique, histoire, géographie, sciences. Pour les fournitures courantes ;: cahiers, crayons, etc..... les élèves les paierons........Envoyez moi une boite d'ardoisine.J'en ai besoin pour mes tableaux.


(fin page 68)


Puis je reçus des réclamations du gardien chef RAMPIRISON d'Ananalava et du gardien RALAIKOTO de Nosy-Lava concernant des questions de logement et de salaire :






Ananalava le 6 septembre de M. RAMPIRISON .


Arrivé à mon poste d'affectation le16 août 1960 ( maison d'arrêt d'Anananlava) , j'ai respectueusement l'honneur de vous adresser la présente de bien vouloir vous signaler que depuis mon arrivée et jusqu'à maintenant je m'abrite chez un copain; Il est entendu avant mon départ de Tananarive  qu'un logement meublé appartenant à l'administration me sera affecté;
Je vous demanderai de me faire connaître si je peux prétendre louer des pièces en ville et à la charge du service pénitentiaire.








.........;


Noms , prénoms cités page suivante :

DALIA
MARIVIER Philippe
FOURNIER
RAKOTONDRASOA
FIDELIS
RAVELONARIVO









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1960 17/28 M. LUCAIN

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...... Nosy-Lava le 6 septembre de M. RALAIKOTO :

J'ai l'honneur de solliciter de votre haute bienveillance de bien vouloir envisager l'amélioration de ma solde, en tenant compte de ma valeur professionnelle qui est celle d'un aide-comptable ou secrétaire-dactylo, place qui conviendrait bien à mon humble capacité; mais qui jusqu'à ce ce jour ne m'a jamais été accordée.
Vu que je me trouve sur le m^me pied d'égalité au point de vue solde que mes compagnons de promotion de service et que d'aucune façon rien ne me permet de sortir de cette position à moins que je ne fasse une démarche.


......




Réponse de M. LUCAIN :


Les démêles que vous avez eu avec un détenu auquel vous aviez acheté une montre retirée frauduleusement du greffe me font douter de vos aptitudes à tenir un poste de confiance. D'autre part, le 31 juillet1960, vous étiez ivre-mort et les agents BOINAHERY et MAHATSANGA ont été obligés de vous reconduire chez vous. Je vous ai vu de mes propres yeux.




.....




Le 10 septembre c'est à nouveau le gardien-chef d'Analalava qui demande l'affectation d'un condamné en qualité de secrétaire et la construction d'un nouveau bâtiment.


....... Réponse de M. LUCAIN :


Jusqu'à maintenant, votre prédécesseur, assurait seul les responsabilités afférentes à la maison d'arrêt d'Analalava. 
Depuis le 1er juillet 1960 je suis personnellement responsable de la direction et vous n'avez plus en conséquence à vous occuper ni des achats, ni de l'équipement des détenus dont vous avez la garde.
De plus , un secrétaire, M. RAZANAKOLONA, vous a été adjoint, ainsi qu'un second,M. MOUTARI.
 Votre rôle se borne donc à assumer la surveillance générale de votre établissement.
Si dans ces conditions vous estimez ne pas pouvoir venir à bout du travail qui vous a été confié je vous serais reconnaissant de me le dire  franchement afin que je pourvois à votre remplacement le plus rapidement possible, auquel cas vous seriez affecté à Nosy-Lava en qualité de gardien.
.......
Les crédits actuels ne nous permettent pas d'envisager l'agrandissement de la maison d'arrêt d' Analalava.




......








Quelques difficultés avec le Secrétaire d'Etat  à la province de DIEGO me sont signalées par l'inspecteur de l'administration pénitentiaire de la région ( M. MONJOL) concernant l'emploi de M. RASAINARIVO considéré comme opposant politique.
Je reçois également un long rapport de cinq pages qui m'est adressé de Nosy-Lava  ou M.LUCAIN semble mécontent et m'en donne confirmation dans une autre lettre du 12 septembre.

Voici ce rapport :

(fin page 69)

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maintenez là enfoncée
faites tourner la molette de votre souris.



Amélie CHRISTOPHE
Président TSIRANANA


RAKOTONDRASOA
FIDELIS
RAVELONARIVO
FOURNIER


CADY
c
FOURNIER
Antsohihy
Razafindramamba
BARON

COURT
LUDOWSKI
GONDIVIN
DALIA
MARIVIER Philippe
Ambatobé







bozaka
beriberi




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Nosy-lava le 5 octobre 1960
MAISON DE FORCE
DE NOSY-LAVA


Le directeur de la maison de force de NOSY-LAVA


à Monsieur Le Chef du district d'ANALALAVA

Je suis désagréablement surpris que vous ayez envoyé l'agent du service pénitentiaire LAIPANGA à Ankomajary pour y assurer l'ordre à l'occasion du scrutin du 4 septembre 1960, sans même m'avoir demandé mon avis.
Anjango
Analalava

vous n’êtes pas sans savoir que par décision N° _JU/SPRE du 3 mai 1960 la maison d'arrêt d'Analalava et le camp pénal d'Anjango sont lacés sous ma gestion ( voir extrait de cette décision jointe à ma lettre). Il y est dit entre autre que le personnel de Surveillance de cette prison ne dépendra que de moi à compter du 10 mai 1960.
par ailleurs en aucun cas le gardien-chef RAMPIRISON n'est habilité à signer un ordre de route sans mon autorisation;
J'espère qu'il ne s'agit là que d'un malentendu et que de tels faits, qui ne feraient que nuire à nos rapports qui jusqu'ici ont été excellents, ne se reproduiront plus.
Veuillez agréer Monsieur Le chef de District de mes meilleurs sentiments.




**





MAISON DE FORCE
DE NOSY-LAVA


Nosy-lava le 5 octobre 1960


Le directeur de la M.F.
à Monsieur le directeur de la C.M.M.


Analalava


Les mesures d'austérité que l'on m'impose m'interdisent de mettre la vedette spécialement à la disposition de la C.M.M. .
En conséquence vous voudrez bien profiter des voyages réguliers ou vous entendre avec les T.P. dont la vedette fait tous les jours le navette entre Nosy-Lava et Analalava.


G. LUCAIN


(fin page 82)






Nosy-lava le 7 octobre 1960


Cher Monsieur Planchon,


Je n'ai pas pu vous écrire la semaine dernière comme j'en avais l'intention. J'entends par semaine le temps qui s'écoule entre deux courriers.
J'ai eu des visites ininterrompues et j'aurais bien été incapable de réunir deux idées.
En effet, j'ai eu le plaisir de recevoir M. Labouyerie  qui escortait des détenus, et l'em...t de recevoir la Commission de Surveillance, le médecin colonel DESTRIBAT accompagné du docteur PEYTRAL, ainsi qu'un gendarme venu ici pour y effectuer une enquête concernant l'agent RAZAFINDRAMAMBA, accusé d'exercice illégal de la médecine.
De plus, j'ai vu arriver avec joie M. PROVENSAL, le vétérinaire d'Analalava.
Il revient de France où il a passé son congé et il rejoint son poste malgré toutes sortes d'intrigues qui ont été menées à son encontre.
Il s'est passé pour lui ce qui s'est passé pour vous et quelques individus qui lui font de beaux sourires l'ont torpillé à qui mieux mieux, son chef de district CHARBONNIER en tête.
Heureusement qu'il est coriace et qu'il ne s'est pas laissé faire.
Je crois que son retour est dû au plébiscite des paysans du coin qui ont agi par l'intermédiaire du groupement de collectivités. Pour ma part, je suis enchanté de son retour car c'est un bon copain et ses conseils me sont très précieux.
la remise de peine de 5 ans et la suppression de la relégation dont le nommé RADIANIELSON vient d'être le bénéficiaire , a fait un grand boum parmi les détenus et je crains que cette décision ne me cause de gros ennuis : RADIANIELSON est extrêmement mal vu par ses camarades.
Il est sournois, mochard, et profondément égoïste, très fort pour pousser las autres à faire des bêtises mais se retirant dès que cela commence à chauffer.
C'est lui qui a envoyé une lettre à un journal communiste pour lui dire que j'avais donné un boeuf crevé à manger  aux détenus et que j'avais envoyé des "esclaves" chez M; FLAURAUD.Il ne devait être libéré qu'au mois de nov. 1964 et passer ensuite à la relégation, ayant subi 6 condamnations. Il a donc fait un an de rabiot puisqu'il aune remise de peine de 5 ans . Évidemment "quelqu'un" s'est occupé de lui  et cela est profondément injuste car d'autres prisonniers qui n'ont  été condamnés qu'une seule fois  et ont eu depuis une conduite exemplaire, crèveront ici; C'est le cas d'un vieux jardinier, RALAIZAZA qui, condamné le 28 mars  1945 aux travaux forcés à perpétuité a vu sa peine commuée en 20 ans de T.F. par décret du 29 mars 1955.Ce bonhomme n'a jamais encouru le moindre reproche de la part de mes prédécesseurs et moi-même je n'ai qu'à me louer de ses services.
Il mérite mille fois plus sa mise en liberté que l'autre salopard.Enfin ! mes récriminations ne servent à rien et je crains que de tels cas se reproduisent de plus en plus souvent;



fin page 83


Lettre à suivre



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