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Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana :
Les paroles vraies sont comme la canne à sucre que l'on mâche: quoiqu'elle soit longue,elle est douce partout.
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1960 5/28 Vie courante .

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Je pris alors toutes dispositions  utiles en vue de remédier à la crise du personnel dans les différents établissements pénitentiaires de l'île et le 8 mars une longue lettre de Nosy-Lava  m'apportait quelques apaisements  sur la situation dans cette maison de force, malgré quelques difficultés avec les représentants des église et de l'enseignement.



.... Nosy-Lava 5 mars ......

En vous disant que je suis seul, sans personne sur qui je puisse compter, je veux parler uniquement de mon travail intérieur .....
Il faut croire que j'ai de la veine puisque tout va bien pour l'instant du coté du greffe. Mais c'est avec un gros soupir que je verrai arriver un type capable de s'occuper de ce travail.
 Vous devez deviner avec quel plaisir j'ai appris que vous étiez désormais le seul chef de vos troupes.
J'ai surtout apprécié vos premières réactions; les six agents qui en ont fait les frais les apprécient beaucoup  moins.
Trois sont venus me supplier de les garder, ce qui m'a permis de leur passer un bon savon et, bien entendu, de leur dire qu'ils auraient du réfléchir plus tôt.
 Les autres agents après un moment de stupeur se sont ressaisis dans le bon sens.Jamais depuis que vous m'avez confié  la direction de al M.F. ils n'ont fait autant de zèle.D'autant pus que je leur ai fat un petit laïus  pour leur annoncer que désormais ils ne dépendaient  plus que de l'administration pénitentiaire. J'ai terminé en disant que si certains étaient mécontents  et ne voulaient pas se plier à la discipline que j'exige d'eux,  ils pouvaient démissionner. J'ai même précisé que vous aviez sous la  main des gardiens sachant tus lire et écrire et triés sur le volet pour les remplacer. ils ont compris que le rapprochement n'était pas en leur faveur. Je pense avoir touché juste car maintenant ils sont mignons tout plein.
GESLIN devait s'attendre à ce qui lui arrive car j'ai appris de source sûre   qu'il a commencé depuis une quinzaine de jours à emballer ses affaires. Lorsqu'il déménagera, il faudra faire au moins trois voyages de vedette, tellement il a emmagasiné de fourbi.Personne ne le regrettera ici; Je pense d'ailleurs que si vous m'envoyer un agent mécanicien ( même si ce n'est pas un as) , il n'y aura pas besoin de le remplacer; Mais jusqu'au bout il aura montré son manque de savoir-vivre.
Comme vous le savez le 7 février dernier, j'ai organisé une fête au profit de l'orphelinat de la police.
Cela n'a pas trop mal marché  puisque nous avons pu envoyer une somme de 36.000 francs  à M. ROUSSEAU qui est chargé de ramasser les fonds pour cette oeuvre de charité.
Vous devez vous rendre compte que chacun de nous y amis du sien puisque, à part  quelques fonctionnaires d'Analalava  ( plutôt constipés du portefeuille) , personne d'autre n'est venu, l'interdiction de transporter  des passagers autres que les fonctionnaires m'étant parvenue quelques jours avant;
Eh bien M. GESLIN  n'a même pas daigné apporter son obole.Comme dans toutes les grandes occasions ( début d'émeute, incendie, etc....) il s'est renfermé dans sa tanière.
Hôpital RAVOAHANGY  ANDRIAVANOLA
Croyez moi lorsque je vous dis que je n'ai jamais rencontré un tel individu.
Je reçois à l'instant votre télégramme m'annonçant l'arrivée prochaine des tenues pénales et que nous en ferons nous-même l'assemblage. c'est une excellente idée. Dommage que nous n'ayons pas une autre machine à coudre car j'ai deux tailleurs parmi les détenus.
peut-être pourrions nous faire des travaux pour d'autres communautés, l’hôpital d' Analalava  par exemple .....
Cela me fait penser à mon fidèle GOZIE . J'aimerai le récompenser  et s'y vous n'y voyez pas d'inconvénient, je pourrais lui donner la case de GESLIN SI COMME JE LE PENSE CELUI-CI N'EST PAS REMPLACE.
Non seulement GOZIE serait fou de joie, mais je renforce ainsi son prestige auprès des gardiens. Autre avantage je l'aurai sous la main en cas de besoin .....
Vignette de France métropolitaine
Mission des pères jésuites
Tananarive'
En ce qui concerne le passage sur la vedette des ministres du culte, je vous avoue que je préférerais de loin ne pas leur accorder. que ce soit le ministre catholique ou le ministre protestant, ils sont aussi nuisibles l'un que l'autre  ....
d'après des renseignements sûrs ils passeraient leur temps à monter la tête aux 'bougnoules" pour les empêcher de travailler. ils ne doivent d'ailleurs ne pas avoir beaucoup de mal.
En ce qui concerne les recettes, nous n'avons fait que 4.000 francs en janvier, un peu plus de 10.000 en février , et nous comptons qu'elles augmenterons progressivement . Toutefois, nous ne pouvons pas espérer faire grand'chose  si nous n'avons pas un moyen plus rentable que les noix de coco ou le poisson.
Je vous ai proposé deux solutions :
1°  les travaux de couture, mais pour cela il nous faudrait une autre machine à coudre,
2°  des travaux de menuiserie, mais là aussi il nous faudrait des machines outil.
Si j'avais pu avoir un peu d'argent j'aurais pu également développer l'élevage de la volaille, ce qui nous aurais permis de vendre des poules, des canards et des oeufs.






..... Nosy-Lava  6 mars ........


Je vous signale que la dernière soubique  (*) contenait plus de la moitié en cèleri vert immangeable et poireaux comme des crayons  et avec tout leur vert ......Dites leur donc de ne plus envoyer de cèleri, de couper les queues des poireaux et de mettre plus de pommes de terre. Quils n'oublient pas l'ail et le thym .
..........




Le 7 mars c'est M. MATHEI qui a des difficultés financières et le 8 mars, M. DOMENGER, l'inspecteur de Diégo-Suarez  m'informe de son rapatriement sur la France alors que son remplaçant M. BENARD  n'est pas encore arrivé :


J'ai passé  le service au brigadier MOMABY mon adjoint , comme vous me l'avez demandé.Il vous adressera les procès verbaux et inventaires réglementaires.
En attendant M. BENARD, M. MOMABY assurera la liquidation des affaires courantes. Il serait prudent de ne pas le laisser seul trop longtemps.......


( extrait de la lettre de M. DOMENGER )

;;;;;;;;

Il est intéressant de noter l'évolution de la situation à Nosy-Lava.
Le 21 mars M. LUCAIN me rendait compte en ces termes :

...... Je vous demande  d'abord votre accord pour mettre deux ou trois détenus à la disposition de Dr. PEYTRAL , puis l'autorisation de mettre GOZIE dans la case de GESLIN lorsque celui-ci partira.Je sais que nous avons encore un mois devant nous, mais la femme de GOZIE a le moral de plus en plus bas et j'ai l'impression que lui-même commence a être gagné par le cafard.Leur logement est par trop inconfortable et je crains fort  que si nous ne pouvons pas y apporter une solution,  GOZIE ne finisse par demander son changement, tellement il est énervé de voir sa femme se lamenter.  La pauvre qui est obligée de garder la chambre à longueur de journée a évidemment sujet à récrimination.
Leur case qui est exposée en plein soleil, couverte de tôles et sans plafond, est une véritable étuve. Pour ma part, je ne pourrais pas y tenir plus de 5 minutes. Inutile de vous dire que si je perdais GOZIE je serai fortement handicapé........




....
L'assemblage des tenues pénales se fait à une allure record bien que nous n'ayons qu'une seule machine très usagée ( Elle vient de Sainte-marie).
Je pense que ce mois ci nos recettes dépasseront 30.000 francs . a propos vous demandez dans quel but je veux développer la plantation de canne à sucre. C'est tout simplement parce que je suis certain que je pourrai en vendre la récolte, même si nous en faisions 10 fois plus.


... J'ai presque terminé une citerne cloisonnée, d'une contenance de 60.000 litres .Malheureusement, je ne peux pas encore la faire remplir  parce que je n'ai pas reçu les robinets que j'ai commandé. Je crains que lorsqu'ils arriveront, les pluies seront terminées et mon travail n'aura servi à rien.




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Un petit intermède de sourire avec la lettre suivante de M. Marcel FRANGUIDAKIS que m'a fait parvenir le directeur de la maison de force de Nosy-Lava,
 et que bien entendu, je n'ai pas transmis à son destinataire :
Lettre de M. FRANGUIDAKIS
( cliquez droit pour agrandir)

(fin page 50)


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Les 28 et 30 mars je recevais de  M. MATHEI un compte-rendu concernant l'agent RATISBONNE et les visites d'inspection de la région
(extrait ci-après)
L'agent RATISBONNE est un triste sire.Je suppose qu'il prendra fort mal sa mutation à Marovosy car il désire impérativement être en service à Tuléar pour y continuer sa propagande A.K.F.M. (*)et particulièrement anti-française. Je pense et j'espère qu'il n'acceptera pas son affectation  dans la province de Majunga et donnera sa démission, ce qui sera une bénédiction des dieux.
Quoiqu'il en soit je me permets d'insister afin qu'il ne soit pas fait droit à sa requête d'affectation dans la province de Tuléar où il continuerait à faire de la propagande en uniforme ....





(*) soubique : sobika en malgache

(*)
A.K.F.M. :
Parti du Congrès de l’indépendance de Madagascar
en malgache
Antoko'ny Kongresi'ny Fahaleovantenan'i Madagasikara)




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Nosy-lava le 5 octobre 1960
MAISON DE FORCE
DE NOSY-LAVA


Le directeur de la maison de force de NOSY-LAVA


à Monsieur Le Chef du district d'ANALALAVA

Je suis désagréablement surpris que vous ayez envoyé l'agent du service pénitentiaire LAIPANGA à Ankomajary pour y assurer l'ordre à l'occasion du scrutin du 4 septembre 1960, sans même m'avoir demandé mon avis.
Anjango
Analalava

vous n’êtes pas sans savoir que par décision N° _JU/SPRE du 3 mai 1960 la maison d'arrêt d'Analalava et le camp pénal d'Anjango sont lacés sous ma gestion ( voir extrait de cette décision jointe à ma lettre). Il y est dit entre autre que le personnel de Surveillance de cette prison ne dépendra que de moi à compter du 10 mai 1960.
par ailleurs en aucun cas le gardien-chef RAMPIRISON n'est habilité à signer un ordre de route sans mon autorisation;
J'espère qu'il ne s'agit là que d'un malentendu et que de tels faits, qui ne feraient que nuire à nos rapports qui jusqu'ici ont été excellents, ne se reproduiront plus.
Veuillez agréer Monsieur Le chef de District de mes meilleurs sentiments.




**





MAISON DE FORCE
DE NOSY-LAVA


Nosy-lava le 5 octobre 1960


Le directeur de la M.F.
à Monsieur le directeur de la C.M.M.


Analalava


Les mesures d'austérité que l'on m'impose m'interdisent de mettre la vedette spécialement à la disposition de la C.M.M. .
En conséquence vous voudrez bien profiter des voyages réguliers ou vous entendre avec les T.P. dont la vedette fait tous les jours le navette entre Nosy-Lava et Analalava.


G. LUCAIN


(fin page 82)






Nosy-lava le 7 octobre 1960


Cher Monsieur Planchon,


Je n'ai pas pu vous écrire la semaine dernière comme j'en avais l'intention. J'entends par semaine le temps qui s'écoule entre deux courriers.
J'ai eu des visites ininterrompues et j'aurais bien été incapable de réunir deux idées.
En effet, j'ai eu le plaisir de recevoir M. Labouyerie  qui escortait des détenus, et l'em...t de recevoir la Commission de Surveillance, le médecin colonel DESTRIBAT accompagné du docteur PEYTRAL, ainsi qu'un gendarme venu ici pour y effectuer une enquête concernant l'agent RAZAFINDRAMAMBA, accusé d'exercice illégal de la médecine.
De plus, j'ai vu arriver avec joie M. PROVENSAL, le vétérinaire d'Analalava.
Il revient de France où il a passé son congé et il rejoint son poste malgré toutes sortes d'intrigues qui ont été menées à son encontre.
Il s'est passé pour lui ce qui s'est passé pour vous et quelques individus qui lui font de beaux sourires l'ont torpillé à qui mieux mieux, son chef de district CHARBONNIER en tête.
Heureusement qu'il est coriace et qu'il ne s'est pas laissé faire.
Je crois que son retour est dû au plébiscite des paysans du coin qui ont agi par l'intermédiaire du groupement de collectivités. Pour ma part, je suis enchanté de son retour car c'est un bon copain et ses conseils me sont très précieux.
la remise de peine de 5 ans et la suppression de la relégation dont le nommé RADIANIELSON vient d'être le bénéficiaire , a fait un grand boum parmi les détenus et je crains que cette décision ne me cause de gros ennuis : RADIANIELSON est extrêmement mal vu par ses camarades.
Il est sournois, mochard, et profondément égoïste, très fort pour pousser las autres à faire des bêtises mais se retirant dès que cela commence à chauffer.
C'est lui qui a envoyé une lettre à un journal communiste pour lui dire que j'avais donné un boeuf crevé à manger  aux détenus et que j'avais envoyé des "esclaves" chez M; FLAURAUD.Il ne devait être libéré qu'au mois de nov. 1964 et passer ensuite à la relégation, ayant subi 6 condamnations. Il a donc fait un an de rabiot puisqu'il aune remise de peine de 5 ans . Évidemment "quelqu'un" s'est occupé de lui  et cela est profondément injuste car d'autres prisonniers qui n'ont  été condamnés qu'une seule fois  et ont eu depuis une conduite exemplaire, crèveront ici; C'est le cas d'un vieux jardinier, RALAIZAZA qui, condamné le 28 mars  1945 aux travaux forcés à perpétuité a vu sa peine commuée en 20 ans de T.F. par décret du 29 mars 1955.Ce bonhomme n'a jamais encouru le moindre reproche de la part de mes prédécesseurs et moi-même je n'ai qu'à me louer de ses services.
Il mérite mille fois plus sa mise en liberté que l'autre salopard.Enfin ! mes récriminations ne servent à rien et je crains que de tels cas se reproduisent de plus en plus souvent;



fin page 83


Lettre à suivre



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1961 6

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Nosy-Lava le 13 février 1961

Cher Monsieur Planchon ;

Je vous envoie par le même courrier le rapport concernant les deux lettres anonymes accusant RAMPIRISON ET MOUTARI des commettre des atrocités sur les personnes des détenus.
Bien que je ne puisse l'avouer officiellement , je crains fort qu'il y ait une certaine part de vérité dans les accusations portées dans ces lettres.
Je vien d'interroger le détenu INITRIKY Wiliam qui pendant quelque temps, travailla comme bureaucrate sous les ordres de RAMPIRISON.
Il affirme avoir assisté à la raclée infligée au dénommé RAMAHOLARY Edouard , l'instituteur dont je vous parle dans mon rapport.
MOUTARI lui aurait vraiment distribué plusieurs coups de cravache, et ces faits se reproduiraient assez souvent.
Le même détenu confirme également ce que j'ai entendu dire plusieurs fois : RAMPIRISON et MOUTARI s'entendent comme larrons en foire et trafiquent constamment.
Le ciment que réclame RAMPIRISON ne servirait pas toujours à la construction de sa case.Je vais faire une enquête à ce sujet.
Il arrive très souvent, paraît-il, que des amis des deux acolytes reçoivent de la main d'oeuvre pénale gratuite.
Ceci m'amène à vous parler d'un fait dont, pour une fois, je suis absolument certain :
Analalava
Type de femme Sakalave
Le détenu TSIAFINDRA qui s'est évadé il y a quelque temps ( et qui a d'ailleurs été repris) ne couchait pas à la prison ,mais chez son employeur, l'adjoint au chef de district, malgré les ordres formels qu'avait reçu RAMPIRISON à ce sujet.
Celui-ci a pourtant suivi de près l'action que j'ai menée pour que M. PRATI ne bénéficie pas d'u régime de faveur et que son détenu rentre coucher en prison chaque soir.Il ne peut donc prétendre ne pas avoir été averti et a agi en toute connaissance de cause. 
TSIAFINDRA dit qu'il n'était pas le seul détenu à coucher chez son employeur ; le boy du Dr PEYTRAL en faisait autant ainsi que plusieurs autres. Je vais essayer d'avoir confirmation de ces dires.
Je vous serais reconnaissant de donner l'entière responsabilité de la Maison d'Arrêt à RAMPIRISON car il m'est matériellement impossible de le surveiller d'ici.
Dès que j'arrive à Analalava en vedette je suis signalé et lorsque j'interroge les détenus , ils sont trop lâches pur me dire la vérité.Je suis absolument convaincu que RAMPIRISON et MOUTARI vont au devant d'un coup dur et je ne voudrais y être mêlé à aucun prix.Laissons donc ces crabes se débrouiller entre eux, le résultat ne  se fera pas attendre.
comme je vous l'ai déjà dit, je préférerais  avoir 15 ou 200 détenus de plus à Nosy-Lava et ne plus avoir à m'occuper d'Analalava.


Signé LUCAIN

(Fin page 126)


***********************
lettre :
 CONFIDENTIEL de RAINAIVO Joseph
Chef de Poste des Services Pénitentiaires
(Dactylographiée par l' émetteur, reproduite in extenso)


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Tsaratanana , le 13 février 1961

à Monsieur Le Directeur de l'Administration Pénitentiaire

= TANANARIVE =




Monsieur le Directeur,
Avec un grand regret je vous adresse la présente afin de vous permettre d'étudier et régulariser les effets suivants.
Vu l'article 18 du décret 59-I2I  sur l'emploi du personnel des Etablissements pénitentiaires . Il est utile que je vous expose mes cas si délicats ci-dessous.
1° Je vous demanderai que les agents des Services Pénitentiaires n'assureront plus la garde du Bureau Caisse ( Agent spécial).
( Participation à des différentes tournées) recouvrement des impôts, remettre des plis officiels dans les différents chefs lieux de canton.
Pour la bonne marche de service, je vous demanderai d'adresser à tous les Directeurs des prisons des notes pour notification relative à ces sujets.
Car nous trouvons des grandes difficultés pour disposer nos personnels sur le bon fonctionnement de notre service.
En vous signalant que nous avons : Le Poste de la prison et l’hôpital à garder ( Prison : deux agents et à l’hôpital :  un agent).
3° Aucun article du décret 59-I2I prévoit que les directeurs des prisons bénéficient des cessions pénales à titre gratuit? .
Je vous demande combien de détenus ils en ont droit exactement ? " à leur titre fonctionnel" Directeurs des prisons.
A mon intérêt tous Directeurs devront adresser des demandes à la direction SERVPENIT  pour utiliser des détenus  soient pour les entretiens des bâtiments administratifs.
Ils n'ont droit qu'une équipe des corvées tous les dimanches matins.
Soyez surs Monsieur le Directeur, car c'est pour la première que j'interviens à ceux-ci, pour le bon fonctionnement de l'Etablissement dont j'ai une grande part de responsabilité.
Je vous communique ma présente sans respecter la vie hiérarchique administrative, car je risque d'être rancuné.Par contre je suis dans l'obligation de vous signaler toutes ces ordres contraires et abusives, aussi enfin de me permettre conserver un bon rodage dispositif des agents sous mes ordres.
Peur d'être heurté d'une faute grave envers les disciplines de l'Administration pénitentiaire, je suis permis de vous adresser confidentiellement ma présente.
Ainsi, probablement je souhaiterai un jour votre visite ou inspection inopinée en notre établissement; En cas si ma requête ne sera prise en considération je vous demanderai d'être muté dans un poste plus important dans la province de Fianarantsoa.
dans l'attente de vous lire , je resterai toujours à vos ordres, mes salutations distinguées. 


Votre dévoué


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Autre lettre de RANAIVO


Monsieur Le Directeur,

RANAIVOARISON Emile commis-greffier destiné pour notre établissement installé le 9 février 1961 à son poste.
Je vous remercie infiniment d'avoir disposé ce personnel sous mes ordres.
Je vous demanderai selon votre haute générosité de faire sortir s'il vous sera possible ces notes demandées à tous directeurs des prisons, aussitô après la réception de la présente.
En vous signalant que notre directeur possède quatre détenus à sa disposition. C'est pour cette raison que je vous adresse ma présente personnellement et confidentiellement, aussi j'aurais soif de votre inspection inopinée à Tsaratanana pour mettre au point le mécanisme du fonctionnement de notre établissement, surtout pour examiner notre pauvre situation du point de vue bâtiments ( bureaux, logement des agents).
Le gardien-chef est logé dans une seule pièce de 4 m2.
Pour l'amélioration de cette situation, votre visite sera indispensable M. le Directeur ou bien vous enverrez M; M'inspecteur Provincial de Majunga.
j'ai l'honneur de vous rappeler ma demande concernant la bicyclette de notre établissement , laquelle vous aviez déjà notifié à l'occasion de mon passage à Tananarive. Je ne sais pas s'il s'agit d'établir une demande de projet à ce sujet.
En vous remerciant de la confiance que avez bien voulu me témoigner jusqu'ici, je vous prie d'agréer M. le Directeur mes respectueuses salutations et ma très haute considération.
Votre dévoué
Signé par tampon RANAIVO Joseph


Le pauvre Gardien-chef
Subordonné des ordres contraires




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(fin page 128)