Timbres et cartes postales sur DELCAMPE

Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana :
Les paroles vraies sont comme la canne à sucre que l'on mâche: quoiqu'elle soit longue,elle est douce partout.
Les timbres et cartes postales de ce blog sont en vente sur DELCAMPE.net , ci-dessous :
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1959 5/11 Ampomotro, Nosy-lava,Antsahabé


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J'ai licencié M. GLINZ, gardien chef du camp d' Ankijabé, sur un rapport de monsieur l'administrateur en chef, chef du district d'Ambato-Boéni, d'une part, et, d'autre part celui du gendarme COURTAUD.
Voici un passage édifiant de ce dernier :
"
... Le 22 juin 1959, dans la soirée les époux GLINZ ont reçu des détenus du camp dans leur habitation  et ont consommé du vin .... Au cours de cette beuverie madame GLINZ a dansé avec les prisonniers ainsi que son fils âgé de quinze ans . M. BERATA chef du district écrit notamment : sa femme ( madame GLINZ) serait la cousine de l'ex député communiste de la réunion M. VERGES .
J'ai nommé à sa place un malgache le sergent RAZAFINDRAKOTO Jérôme , qui n'est pas parfait mais dont j'avais apprécié les qualités de commandement lors de son passage à Majunga  pour participer aux honneurs rendus au général de GAULLE .
Evidemment il est lettré en français.
Le camp d'Ampomotro ( district d'Antsohihy) me donne satisfaction grâce au jeune et énergique gardien-chef MIHA Pascal ( MIRA ?) .
 En accord avec le chef de province M. ALEXANDRE , dont maintenant le titre officiel est : directeur des services provinciaux , je vais licencier le nommé DALLEAU, gardien-chef du camp d'Antsahabé ( district d'Antsohihy)  qui, a peur des prisonniers.
 Il refuse de les punir, et, parait-il, boit lui aussi, mais c'est moins flagrant que pour GLINZ.
Maison de force de
Hell ville
Nossi-Bé.
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Un premier transfert de seize détenus de Nossi-bé sur Nosy-lava se fera sur le Djema le 19 juillet.
Une dizaine de jours après trente prisonniers de Nosy-lava seront transférés à Nossi-bé.
Chaque semaine j'adresse un rapport à M. LALLEMAND mais depuis votre départ je n'ai pas eu de lui  soit une lettre, soit une communication téléphonique.
J'ai l'impression de parler devant un mur et c'est très désagréable.
......




Le 16 Juillet un mot de M. JUPPEAU me confirmait certaines difficultés et une lettre de M. WILLMANN m'informait de toutes les démarches qui avaient été entreprises pour mon retour qui semblait impatiemment attendu.
Le 22 juillet M. JUPPEAU m'écrivait de Nosy-Lava où il était en mission pour me faire part des difficultés rencontrées et du projet d'installation d'un ferme, là encore pour l'amélioration de la nourriture des détenus et du personnel de surveillance.
Le lendemain une lettre  de madame LUCAIN apportait quelques potins de l'île :
Voici ces lettres :
......

Me voici à Nosy-Lava cette petite île merveilleuse depuis hier.
Déjà ce matin , avec M. LUCAIN ,nous avons inspecté les lieux de l'emplacement futur de la ferme; Je pense au premier abord que nous pouvons faire quelque chose de bien.
Évidemment l'exécution du programme demandera une certaine attention qui semble difficile à l'heure présente.
En effet l'entente ne semble pas régner avec le mécanicien  et surtout en votre absence, la sûreté continue à donner des ordres de départ pour les meilleurs agents  et M. LUCAIN est très ennuyé car ses effectifs sont faibles ( un pour vingt)  et ce sont les plus mauvais qui restent.
Toutefois il semble décidé à résister maintenant à tout ordre ne provenant pas du ministère de la justice et il faut que de coté il soit appuyé fortement.


(fin de la page 13)


.........


Chère madame PLANCHON,
Nous avons en ce moment chez nous M. JUPPEAU qui nous a donné de vos nouvelles.
Il parcourt toute l'île avec mon mari pour ses projets de culture.
 Ils ont hâte que M. PLANCHON revienne car depuis son départ rien n'avance.
Si notre voisin le mécanicien est un ours mal léché, sa femme et ses filles se montrent assez sociables.
......
Notre père ARSENE s'en va à Nossi-Bé. 
C'est dommage nous l'aimions bien.
Espérons que le suivant sera aussi gentil que lui.


.......


Le 27 juillet M. AUDRAIN  gardien chef de la prison de force de Nossi-Bé , m’écrivait en ces termes :

......

Riz à Madagascar
Afin d'essayer de réaliser des économies j'ai demandé et obtenu de la Direction l'autorisation de faire confectionner un grand filet et deux pirogues . Dans un mois environ ce sera chose faite.
 J'espère qu'ainsi je n'aurai plus à acheter de poissons. Je voudrai m'occuper ensuite de la culture du riz .
 Qu'en pensez-vous ?
J'ai repris le jardin potager qui avait été abandonné.
La fourniture des jardins me permet de vendre de temps à autre des légumes aux commerçants .
Bien entendu j'irai préalablement en parler à Monsieur l'administrateur en chef qui a déjà approuvé ma décision.
J'ai fait placarder une note dont j'ai envoyé une copie à Tananarive  à titre de compte-rendu.
Les particuliers qui emploient les détenus les payant désormais à compter du 16 juillet.
 Ce nouvel état de choses a été accueilli, sinon avec le sourire, du moins sans heurt, c'est l'essentiel, n'est-ce pas ?
.......


Le 27 août M. WILLMANN m'adresse une lettre assez pessimiste sur mon retour et sur la situation de mon administration ( voir ci-après), mais les craintes d'un bâton dans les roues sont assez vite aplanies ainsi que me le confirme le 10 août un ami du cabinet du ministre en France, M. Jacques BREVILLE et la lettre du même jour de M. WILLIAM et une autre du 11 août.









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1959 8/11 Fin des congés en métropole; béribéri

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Le 20 septembre 1959
retour à Tananarive en fin de congés en métropole.
Fin des intrigues


Ajouté par mes soins


Et le 12 septembre JUPPEAU et WILLMANN m'écrivent pour me faire connaitre toute leur joie et celle du personnel à l'annonce de mon retour.


..... (WILLMANN)

Enfin la nouvelle tant attendue est arrivée. 
Vous serez parmi nous dans huit jours, la joie est immense au bureau. Chacun se sent revivre . Si votre avion arrivait un jour de congé tout le personnel aurait été au terrain. Malheureusement nous ne pourrons pas tous abandonner le service en même temps . Quant à moi tant pis pour qui mal y pense, rien ne me retiendra. Je viendrai avec l'ami JUPPEAU qui est de retour de Nosy-Lava . quand j'ai annoncé votre arrivée au bureau, le personnel a sauté de joie : on aurait dit de grands enfants attendant leur père qu'ils croyaient ne plus revoir. Enfin vous jugerez vous-même ce que j'avance , nous avons gagné la bataille.




..... ( JUPPEAU)


M. WILLMANN m'a donné hier soir connaissance de votre lettre.Entendu nous vous attendrons au terrain. Je suis heureux de ce dénouement  mais l'alerte a été chaude.Je suis toujours logé dans votre case, mais en principe je dois déménager le 17, date où les bâtiments civils devront avoir terminé les réparations.
.......


************************
Quartier de Tananarive

Me voici donc de retour à Tananarive pour reprendre mon poste.


Et c'est le coup de la province de Tuléar de tomber sous le coup de ma réorganisation.
Le 24 septembre le gardien-chef CADY , que je nommerai plus tard 
inspecteur provincial, m'envoie la lettre suivant où quelques anomalies graves sont mentionnées :

......

J'ai appris avec un réel plaisir par l'ami RAPHAEL votre tout récent retour à Madagascar ....
Pour faire face aux nombreuses questions en suspens vous ne devez pas manquer de pain sur la planche.
Quartiers de Tananarive :
Andravoahangy
et
Anjanahary
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt dans l'A.F.P. du 15, la note remise dernièrement aux députés par le ministre de la justice et relative à la réforme projetée de l'administration pénitentiaire. C'est bien ce que vous m'aviez exposé  lors de mon passage à Tananarive en mai dernier.
Nul plus que me  ne souhaite voir aboutir rapidement cette réforme si nécessaire et je pense que votre retour y contribuera efficacement.réellement cette réforme s'impose et je crois qu'il y a intérêt à ce qu'elle voit le jour au plus vite.
Dans la province de Tuléar ( pénitentiairement parlant)  la pagaye complète, erreurs et abus dans l'emploi de la main d'oeuvre pénale continuent comme par le passé.
L'autorité provinciale qui décide de ces questions , se montre réfractaire, sinon hostile, à toute réorganisation d'un système qui a tant profité à certains jusqu'à présent et qui viendrait chambarder les habitudes "du bon vieux temps" .
(Cette autorité, un "en-chef" bien entendu, vient d'être avisé que Madagascar se passera dorénavant de ses services).
En dépit de mes suggestions, cette personnalité n'a jamais voulu organiser un contrôle  et une coordination des prisons dans la province.
Pourtant la situation dans les prisons  de districts est lamentable  depuis que les fonctions de gardien-chef ne sont plus assurées par les gendarmes.
On sent un flottement général;
Les nouveaux gardiens-chef ne connaissent pas l'A.B.C.  de leur métier et semblent ignorer avec la plus grande désinvolture l’arrêté du 12 avril 1954 qui nous régit encore actuellement. les dossiers ne sont pas, ou mal constitués et il est fréquent de voir arriver à Tuléar des détenus  transférés d'une prison en brousse sans qu'aucune pièce les accompagne; on se content de les remettre à un garde d'escorte.
La corruption règne et c'est ainsi que dans certaines prisons ne sont admis à sortir au travail ( et quel travail) à l'extérieur que ceux des détenus pouvant payer une dîme  au gardien-chef et on assiste à cette situation paradoxale que ce sont les prévenus ( dont la famille peut les alimenter en espèces)  qui sortent en corvées extérieures alors que les condamnés, dont les ressources pécuniaires se sont taries à la longue, qui gardent la prison.
......


Le temps prescrit et j'ai demandé au ministre de la justice de nommer inspecteur de la province de Tananarive un de mes camarades de l'administration générale d'outre-mer, monsieur VERGNOLE  .
Il me seconda efficacement pendant toute la durée de mes fonctions.Installé dans la capitale auprès de moi, nous n'avons jamais échangé de correspondance personnelle car tout se règle de vive voix et administrativement.Son action fut très efficace pour régler des problèmes locaux dont j'aurai l'occasion de reparler.
La maison d'arrêt de Tananarive était difficile à gérer.Il y avait le quartier des hommes et celui des femmes.
Des détenus politiques avaient des relations directes avec la population  et quelques fois même par l'intermédiaire des gardiens.Ils entretenaient un règne de soulèvement permanent.
Les provinces de Fianarantsoa, Tamatave et Diégo ne posaient pas de problèmes particuliers. J'étais assuré d'un soutien loyal des chefs de district et petit à petit je devais assurer la relève du personnel de la police par du personnel de l'administration pénitentiaire.
Riz et béribéri
De la maison de force de Nossi-Bé le gardien chef m'adressa le 22 septembre une lettre assez inquiétante concernant une légère rébellion des détenus qui protestent contre les restrictions de riz consécutive à une épidémie de béri-béri .
Dans la lettre ci-après il expose les mesures prises et cette mauvaise humeur n'aura pas d'autre suite :


.......

Il est porté à ma connaissance qu'une lettre aurait été adressée à monsieur le président de la république pour protester contre le régime alimentaire qui serait, parait-il insuffisant à la maison de force.
 Voici je pense, les raisons qui ont motivé l'envoi de cette lettre, si lettre il y a eut :


Le 11 septembre 1959 monsieur le médecin inspecteur CAILLE  est venu me signaler que plusieurs malades étaient atteints de béri-béri .
 Il m'a demandé de supprimer le riz pour ceux-ci et de diminuer de moitié pour tous les autres détenus.
 Pensant que cette mesure serait défavorablement accueillie par les détenus en général, j'ai demandé au docteur  de leur parler et de me remettre en écrit ses prescriptions, ce qu'il a fait sans difficulté.


Les 12 et 14 septembre j'ai diminué de moitié la ration de riz.
pour simplifier les distributions et faciliter la comptabilité j'avais décidé qu'à partir du 16  la ration normale de riz serait  distribuée un jour sur deux.
Fruits dont papayes ....
Bien entendu la suppression de riz devait être compensée par la distribution d'autres denrées ( manioc, légumes verts, fruits).
Le mercredi 16 les détenus ont refusé le repas du soir.
 J'ai du les rassembler dans la cour pour leur expliquer à nouveau les raisons de ce changement de régime momentané  prescrit par le docteur et dans leur intérêt.
Ils m'ont dit qu'ils voulaient du riz et non des légumes européens ( carottes, navets, poireaux ) que je leur proposais.
j'ai informé de cette situation monsieur le médecin inspecteur qui m'a demandé de donner du riz chaque jour aux détenus non béribériques  mais de baisser leur ration à 400 grammes et d'y ajouter en compensation manioc et légumes verts de façon à éviter les inconvénients nutritionnels de la nourriture rizée exclusive, c'est à dire l'apparition de nouveaux cas de béri-béri.
pour les malades il m'a demandé que le riz soit considéré comme un véritable poison et leur a expliqué à chacune de ses visites.
Si une lettre a réellement été envoyée à monsieur le président de la République elle a été vraisemblablement  inspirée par un meneur que je m'efforce de découvrir.
De nombreux détenus m'ont dit qu'ils appréciaient la distribution de fruits et de cresson.
 L'instigateur de la lettre pourrait être un agent de police car le magasinier ( agent TONGALEVA ) me tient souvent ce langage quand chaque matin , j'assiste au pesage des denrées : "Les agents aussi aiment le manioc , le cresson et les fruits.
Avant nous avions du manioc et les détenus n'avaient jamais ni cresson  ni fruits, c'était pour nous". 


J' accueillerai avec plaisir la mutation de l'agent magasinier TONGALEVA si vous croyez devoir l'envisager.
 .....


Ce désir fut exaucé.
....

A Nosy-Lava dans sa lettre du 24 septembre, madame LUCAIN semble assez déprimée et surtout se plaint des gens d' Ananalava qui sont indifférents et leurs plus proches voisins sur la côte ouest de la grande terre. Mais avec son mari ils ont le moral malgré tout et demandent que le ravitaillement en légumes frais soit amélioré.


Le 28 septembre, monsieur AUDRAIN ne me parle plus du mécontentement des détenus  et le même jour monsieur MATHEI semble être un peu plus confiant dans l'avenir de Majunga.


.......


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1959 11/11 Meurtre à Anjanamasina,Nosy-Lava



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A cette époque un drame affreux vint endeuiller et ternir le service pénitentiaire.
les autorités judiciaires avaient décidé depuis quelque temps  que le centre de jeune délinquants
d' Anjanamasina devait être en centre de rééducation avec des éducateurs désignés par eux.
La discipline du centre n'était donc plus sous mon autorité et je n'avais plus que la responsabilité de l'intendance et mon ami JUPPEAU celle des jardins.
Il s'ensuivit une absence de gardiennage et M. THOMAS l'éducateur désigné laissait toute liberté aux pensionnaires qui s'absentaient; quelque fois pendant plusieurs jours, pour aller traîner dans les rues de Tananarive.
Une nuit l'un d'entre eux, mécontent d'une réprimande, s'introduisit dans le logement de M. THOMAS, tue celui-ci et poignarde sauvagement son épouse en la laissant pour morte.
Le spectacle découvert au petit matin présentait un spectacle effroyable.J'en fus immédiatement averti et me rendis sur le champ sur les lieux du crime.Je ne pouvais rien faire d'autre que d'en saisir la justice.
Le laxisme des magistrats qui avaient décidé cette nouvelle gestion était le grand responsable de ce carnage.

......

Le 10 décembre tout semblait s'arranger à Nosy-lava, malgré une lettre décousue sur un serveur du directeur et le 21 décembre je recevais une longue lettre sur l'aménagement général du camp :

.....

J'ai trouvé une solution élégante pour me débarrasser due l'ancienne boyerie qui en fait était composée des choux-choux de mes prédécesseurs. Je vais les expédier à Nossi-Bé.Dans le nombre il y aura mes deux boys et mon cuisinier qui commençaient à se croire indispensables. Deux boys de GESLIN seront également du voyage, ainsi que celui que s'était octroyé RAMBELOSON du temps de
tous ces détenus remplissent les conditions exigées puisqu'ils n'ont en cours aucune punition depuis longtemps.
Cette opération est considérée officiellement comme une mesure de faveur à leur égard, et , puisque de mon coté je les ai assez vus,  tout est pour le mieux.Je compléterai  l'équipe par quelques braves bougres.D'ailleurs la liste vous est adressée par le même courrier.
Avenue de l'indépendance
à
Antananarivo
(Auparavant : Avenue de la libération
Tananarive)
L'inspecteur-greffier RAMBELOSON m'a confirmé son intention de demander sa mutation pour Tananarive.Vous pensez bien que je n'ai pas essayé de l'en dissuader.




....
(fin page 23)


Pour vos archives : une lettre du célèbre RANDRIAMANJANA Paul auteur du coup de couteau ayant déclenché un début de révolte quelques jours après mon arrivée à Nosy-Lava.
Lettre saisie par l'ancien boy de mon prédécesseur. Je n'en comprends guère le texte mais la fin m'intrigue énormément.
Le "Ferdinand" est le boy qui nous a servi lors de votre passage ici et que j'expédie à Nossi-Bé :



  • Monsieur le directeur,
J'ai très respectueusement l'honneur de vous adresser la présente sollicitant de votre haute autorité pour vous demander de bien vouloir m'accorder une chance pour éviter la suite fâcheuse de l'agression dont j'ai été victime.
Je vous en supplie ,monsieur le directeur, Pitié ! Délivrez moi ! Ne me laissez pas périr. Songez au service dont j'ai rendu à l'administration pénitentiaire. Je suis à vous !.
Je vous jure ma parole de gentilhomme que j'ai pris ma ferme résolution de me conduire tel que j'étais autrefois car j'ai tellement envie d'être libre pour que je puisse courir à la recherche du bucéphale de mon rêve !


....


Le 21 décembre je recevais une lettre de Nosy-Lava commentant le drame d'Anjanamasina :

J'ai appris avec peine mais sans surprise ce qui est arrivé à mon collègue d'Anjanamasina.Avec l'évolution actuelle nous sommes tous exposés à subir le même sort. c'est tout juste si les rôles ne sont pas inversés et si les prisonniers ne nous commandent pas.J'éprouve toujours un serrement de coeur lorsque je vois certains membres des différentes commission s'enquérir auprès des assassins si ils sont bien soignés.
je vous ai signalé, il y a déjà un certain temps, mes appréhensions concernant la disproportion  entre l'effectif des détenus et celui des gardiens.En cas de soulèvement brutal des prisonniers nous serions submergés en quelques minutes. Lorsque les agents ont terminé leur service,ils sont tenus de remettre leurs armes au chef de poste qui les renferme dans une armoire. Ce qui revient à dire que les détenus, une fois maîtres du poste , ne trouveraient plus aucune résistance.
Je me demande au cas ou nous serons tous zigouillés , si vous ne risquez pas t'être tenu pour responsable . Je sais qu'un agent ne doit pas avoir à surveiller plus de 10 prisonniers alors qu'à Nosy-Lava , lorsque les détenus annoncés seront là, chaque agent en aura plus de 35 à sa charge.
Avec quelques gardiens de plus, je pourrai organiser une patrouille de nuit qui augmenterai la sécurité.
Enfin inch'allah !
Par ailleurs en ce qui concerne la construction du terrain d'aviation, il m'est impossible de vous envoyer un rapport sur cette affaire, vu que je l'ignore totalement. Un jour j'ai vu arriver un type  se disant envoyé par les T.P. m'annonçant qu'il allait faire un relevé du futur terrain d'aviation.
Depuis plus rien.
J'ai appris incidemment il y a quelques jours , par le chef de district,  que les habitants de Mahabo avaient adressé une pétition au député BEHAVANA protestant contre l'installation dudit terrain, car pour le faire il fallait détruire des cocotiers.Je ne suis pas du tout dans le circuit.
Vous m'annoncez une cinquantaine de nouveaux détenus. Comment pourrais-je les nourrir ?
Je vous ai fait savoir que notre stock de riz ne nous conduirait que vers la mi-janvier ( en comptant avec 400 détenus et non 450).Pouvez-vous me rassurer à ce sujet ?


(fin page 24)

Pendant que nous parlons de riz, je vous rappelle que je vous ai déjà fait part des difficultés rencontrées par le personnel pour se procurer cet aliment de base.
Je pense qu'il serait sage de passer un marché pour un contingent beaucoup plus élevé de façon à pouvoir revendre du riz aux agents.
La chambre froide doit être révisée entièrement, ayant été négligée pendant des années. La viste d'un spécialiste s'impose. Tout ce qui est : joints, presse étoupe etc.  est complètement pourri. L'installation électrique était faite en dépit du bon sens . Je l'ai faite refaire entièrement par COURT.
J'espère que nous serons dépannés sans tarder car la chaleur est terrible en ce moment, le poisson et la viande se gâtent en quelques heures d'ou l'impossibilité absolue de faire quelques réserves.
A part ces petits soucis, le moral est bon.
J'espère que vous m'enverrez bientôt des gardiens triés sur le volet et que vous me débarrasserez de mes caricatures.
Décidément vous m'aurez laissé souffrir jusqu'au bout avec l'affreux MANANJARY.


L'année 1959 s'achève et la mise en place de la nouvelle organisation est terminée.
Les difficultés furent nombreuses mais je reçus beaucoup de lettres personnelles qui m'encouragèrent et pour lesquelles je donnai toujours une suite.
Les autres responsables des diverses administrations m'informèrent par la voie officielle mais mon devoir de réserve m'interdit d'en parler.
Seules les archives de mon bureau en sont détentrices.

De toutes les maisons du territoire je reçus de bons voeux pour 1960.

Mon fidèle ami et dévoué collaborateur rené JUPPEAU me fit parvenir le rapport ci-annexé concernant son activité en 1959 concernant les fermes et les jardins pénaux :

(fin page 25)




La correspondance de 1960 va suivre
Après le rapport 1959 de M. JUPPEAU
26 juin 1960 sur cette lettre








1959
FIN




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1960 11/28 Nouveau ministre de la Justice :

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(page 60)


Au début de ce mois de juillet M. Le Ministre RAKOTOBE a pris ese fonctins de ministre de la Justice en remplacement de M. Marcel FOURNIER.


A Nossi-Bé 28 détenus avaient "fait la belle", mais le 12 juillet le gardien-chef AUDRAIN m'informait qu'il les avait retrouvé.
Voici sa lettre :


....




Pendant  un séjour à Tananarive un décret présidentiel a accordé des remises de peine à tous les détenus.


TSIRANANA
Le télégramme y relatif est parvenu à la maison de force le 29 juin.


Vu l'urgence, l'agent RAFILIFO, préposé à la tenue des divers registres d'écrou s'est évidemment mis au travail immédiatement avec l'aide de l'agent ANDRIANTSOA Pascal . Malheureusement , RAFILIFO a mal interprété la teneur du télégramme et a libéré prématurément 28 détenus, en plus de 36 autres régulièrement libérés.


Dès mon retour le samedi 2 juillet  et jusqu'au 6 inclus je me suis mis à la recherche des 28 détenus qui, fort heureusement étaient encore à Nossi-Bé et je les ai réintégrés à la maison de force. 
La remise à jour des registres d'écrou a demandé du temps. Ce travail inopiné a retardé inévitablement l'établissement de l'état général  demandé par le Président, bien que les agents RAFILIFO et PASCAL aient travaillé pendant  deux nuits consécutives.La menace faite par le Président est plutôt décourageant . J'aimerais connaître votre opinion personnelle qui, seule, compte pour moi.
.......




Tout revint en ordre à Nossi-Bé et je reçois toujours régulièrement des nouvelles de la maison de force de Nosy-Lava.
M. VERGNOLE, mon inspecteur de la région de Tananarive, et aussi mon bras droit, y est allé en inspection en juillet et M. LUCAIN m'en rend compte dans sa lettre du 18 juillet.
Il me parle également de l'achat d'une nouvelle vedette pour la liaison avec la Grande terre que j'ai été obligé d'effectuer à Majunga  en remplacement de ccell existant qui devenait d'un usage dangereux.




...... Nosy-Lava le 18 juillet 1960 :


J'ai présenté M. VERGNOLE au personnel et aux détenus comme votre bras droit , ce qui lui a permis de trancher quelques questions de détail avec l'autorité que vous lui connaissez. Il serait souhaitable que de telles visites se répètent périodiquement, tant pour le personnel que pour les détenus. Ils ont ainsi l'impression d'être suivis de près.
M. VERGNOLE a du vous dire que son séjour a été fertile en évènements . Le clou a été le naufrage et le sauvetage mouvementé . A ce propos j'aurais aimé que l'équipe de sauvetage reçoivent quelques mots de félicitations .......
J'ai été surpris par l’insuffisance de crédits  que vous m'avez alloué pour le troisième trimestre alors que jamais le nombre des détenus  n'a été aussi élevé à Nosy-Lava et qu'en plus je viens de prendre en compte la prison d'Analalava . sur ces crédits je dois payer la viande, les haricots les saonja (*)et autres compléments, et , surtout, le poisson et le sel pour faire du poisson sec.
J'en envoie de tous les cotés ( Je viens d'en expédier 250 kg à Majunga et j'ai reçu une commande de Diégo et une autre de Nossi-Bé).
Ce poisson je dois le payer cash aux pêcheurs et je ne reçois rien en compensation; En outre n'ayant plus de savon, je dois l'acheter en petites quantités.
Paddy
riz non décortiqué
sur timbre du Cambodge.
 Le paddy que j'ai reçu sera bien vite épuisé d'autant plus que j'en ai laissé trois tonnes pour la prison d'Analalava . quand pensez-vous m'en faire parvenir de nouveau ?
Coprah sur timbre des Nouvelles Hébrides.
En ce qui concerne la Marseillaise, je n'ai qu'à me louer de l'attitude du gérant actuel M. BARON . Le personnel est vraiment satisfait de trouver à la boutique toutes les marchandises courantes. Cela leur évite d'aller traîner à Analalava  et de faire des traversées épouvantables en cette mauvaise saison.
Le commandant GRIVEAUD m'a avisé par télégramme que la vedette Tsitaitra  passerait devant la commission de recettes aujourd'hui  te que les travaux de transformation prendraient quatre ou cinq jours. j'espère que rien ne viendra empêcher l'achat et que nous la recevrons sans tarder, car la nôtre est de plus en plus fatiguée.
j'ai entendu à la radio qu'une campagne serait menée en faveur du coprah. Est-ce que vous m'encouragez à livrer ce produit ou dois-je continuer à en distribuer aux détenus  pour économiser les matières grasses, comme vous m'en avez donné instructions ?




(Fin page 60)


(*) saonjo : tubercules comestibles, taro


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1960 13/28 Fianarantsoa

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La fin du mois d'août arrive et le renouveau entraîne des modifications dans les attributions.
C'est ainsi que M. CADY me fait part de ses désirs :


......


MARDON m'a donné récemment de vos nouvelles et m'a dit que vous aviez pensé à moi pour le poste de FIANARANTSOA ( je vous en remercie)  en remplacement de M. MATHEI qui passe à Tuléar aux lieux et place de MERCURIGNY qui serait, parait-il , ecoeuré de n'être pas pris au sérieux.
J'ignore les raisons exactes de la démission de ce dernier , mais ce que je sais bien, car de nombreux amis et quelques agents de service de Tuléar m'en ont informé,  c'est qu'il n'a cessé de me critiquer et d'essayer de me "démolir" dans l'esprit des gens , auprès de vous aussi certainement.
Je le tiens pour un médiocre et un homme méprisable  que je crois incapable d'exercer les fonctions que vous lui aviez confiées.Je sais, par exemple,  qu'il a essayé de soulever une histoire au sujet d'une facture de pain, lait, cigarettes qu'il refusait à liquider la jugeant suspecte.
Vous n'ignorez pas, car je crois vous l'avoir soumis par écrit ou tout au moins verbalement, que ces fournitures supplémentaires étaient destinées et effectivement distribuées à titre d'encouragement aux détenus secrétaires du bureau de l'Inspection, seul moyen de les gratifiés, car je n'avais pas, comme lui, d'agents provinciaux comptables et de secrétaires civils.
J'étais cependant parvenu à mettre en route et faire tourner "la boutique".
M. MARDON a du vous dire qu'il était question de mon retour.
 J'ai passé dernièrement la visite d'aptitude et j'attends ...; mon congé expire le 8 octobre mais il est possible que je rejoigne avant cette date. J'aimerais travailler encore avec vous.
Les malgaches consentirons-t-ils à me faire une petite place ? 
En raison de mon "lourd passé"  pénitentiaire, j'aimerais bien être affecté à Majunga qui est, je crois, la province la plus calme politiquement, et où se trouvent le moins de mes anciens et éminents "clients", à défaut Tamatave ou encore Tuléar. 
Et aussi dans ces centres, ma femme pourrait retrouver un poste à la banque ( Il n'y a pas de B.N.C.I. à Fianar ...).


......




Il me fut possible de réintégrer . M. CADY dans l'administration pénitentiaire où il remplaça M. MATHEI.
Ylang Ylang
Puis ce sont les rapports réguliers  qui me parviennent sur la situation à Nosy-lava ( 22 août) à Nossi Bé (23 août) Fianarantsoa ( 25 août), Nosy-Lava à nouveau (27 août).
A Fianarantsoa un nouvel inspecteur, M. RAKOTO, a pris son poste en remplacement de M. MATHEI affecté à Tuléar ( rapport du 3 septembre).


.......




.... Nosy-Lava le 22 août




......


En ce qui concerne la décision N° 330, je la connais par coeur.


Je sais qu'il est dit à l'article 4 qu'à partir du 1er juillet 1960  je dois liquider les dépenses de la maison d'arrêt d' Analalava  sur les crédits qui me sont alloués; mais comme j'ai eu l'occasion de l'exprimer en long et en large à  M. VERGNOLE , le fait que le nombre des prisonniers se soit élévé à plus de 700, alors que les prévisions de dépenses avaient été établies  sur 450, que j'achète tout le poisson d'Antangerina et de Mahabo pour le faire sécher et saler, que je paie le sel, etc.......


Les crédits que vous m'avez alloués  sont nettement insuffisants pour Nosy-lava et nous nous étions demandé s'il ne serait pas préférable que je vous envoie directement les factures d'Analalava aux fins de règlement.




(fin page 64)


Je veux bien admettre que j'ai laissé passé quelques erreurs , mais, secondé comme je suis, je n'y peux rien. Du reste, plusieurs, ont été commises en mon absence , mais je ne regrette rien, car si je n'avais pas fait ce déplacement, la Tay taitra serait toujours à Majunga. 
Il a fallu que je pique une crise pour faire achever les travaux; Le peu qui avait été fait  l'avait été par JACQUIE  et l'équipage, dont Maecha.
A ce propos les travaux de réfection continuent.
Le moteur a été entièrement démonté et nettoyé, il en avait besoin.
Les peintres sont en train de terminer leur travail et le bateau a déjà une autre allure. encore une fois je crois que nous avons fait une belle acquisition.
Comme je vous l'ai dit par télégramme, Jacquie à remis immédiatement le 30 chevaux en route et seul, le manque de ciment a retardé l'installation du nouveau moteur. dès que j'ai reçu votre accord, j'ai fait venir du ciment et quelques heures après le socle était fait. Ce n'est plus qu'une question de échange du béton.


....




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1960 20/28 Nossi-bé

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Quelque mécontentement entre agents m'est signalé par une lettre de Nossi-Bé en date du 23 septembre :


Il vient d'être porté confidentiellement à ma connaissance que la lettre qui vient de vous être adressée par l'agent AMADI M'ROIVELI , l'a été par dépit et voici pourquoi :
Le brigadier RAZAFINDRABE , dont je vous ai parlé au cours de mon dernier passage à Tananarive, mécontente le personnel par son attitude et ses propos plus ou moins corrects, qui paraissent provoqués, en partie tout au moins, par son intempérance habituelle, qui est son état normal.
J'ai mis plusieurs fois en garde ce brigadier mais en pure perte et j'ai signalé ce défaut dans ses notes. J'ai reçu il y a quelques mois une note N° 269/DSN/SAP  de Monsieur le Directeur de la Sécurité Nationale  en date du 20 juillet 1960 et que vous m'avez transmise le 25 juillet sous N° 3956/JU/SAP relative à son intempérance. Peu avant j'en avais reçu une autre qui me faisait espérer que l’intéressé serait probablement amis à la retraite à bref délai. C'est pour cette raison que je me suis efforcé de le supporter.
plusieurs agents manifestent le désir de quitter Nossi-Bé à cause de lui, ne vous serait-il pas possible de prononcer sa mutation ? Elle serait accueillie avec soulagement.








......


TULEAR
Boulevard DELAVEAU




A Tuléar, c'est le gardien-chef  STEFANI qui a quelques ennuis;ils me sont signalés dans une lettre de M. MATHEI. Le principal c'est une implantation agricole pour l'utilisation des détenus desoeuvrés et l'amélioration de leur nourriture.


J'ai l'honneur de vous rendre compte de ce que au cours d'une conversation téléphonique avec m. STEFANI, gardien-chef de la maison centrale,celui-ci m'a fait part qu'il avait reçu une lettre de M. MERCURIGNY par laquelle il apprenait qu'il devait être muté  et que si cette décision n'avait pas été prise c'était grâce à son intervention. 
Je lui ai répondu que je n'étais pas au courant de ce fait , ce qui est parfaitement exact.
Par la suite M. STEFANI m'a montré le passage de la lettre qui se terminait par : ... de plus vous n'avez pas à compter sur votre encadrement en 1960.
Ce tout petit incident est cependant désagréable pour les relations que je fais mon possible pour maintenir bonnes dans l’intérêt du fonctionnement normal du service. 




(Fin page 80)








Il est évident que personne ne peut empêcher M. MERCURIGNY et M. STEFANI de correspondre, mais il serait souhaitable que mon prédécesseur ne mette pas des obstacles imprévus sur mon chemin et en jouant au "bon samaritain".
J'ai été très touché par votre lettre et je vous en remercie.
Ma grande affaire actuellement est la mise en valeur du terrain qui est situé aux portes de la ville. Demain mercredi une équipe de dix prisonniers part à une quarantaine de kilomètres de Tuléar  pour couper les bois nécessaires à la construction des baraquements.
 Il va de soi que je vous rendrai compte, au fur et à mesure, des progrès et des difficultés ( c'est certain) de cette vaste entreprise.
Sakaraha
 Sauf imprévu je me rendrai dimanche à Sakaraha avec M. KORMANN pour examiner les possibilités agricoles de la localité.








.....




Les prisonniers ont l'air satisfaits à Nosy-lava (cf lettre du 3 octobre).
C'est d'ailleurs l'impression générale que je retire de toutes les prisons;
L'amélioration de la nourriture et du confort  y sont certainement pour quelque chose et cela grâce aux jardins et aux fermes des établissements.
cet état d'esprit je l'ai trouvé en de nombreux endroits et notamment à Ambatolompy où un détenu libérable m'a supplié de le rengager.




...


Nosy-lava le 3 octobre


Les "politiques" écrivent à leur famille  en leur disant que tout va bien à Nosy-lava. Je pense  qu'il serait plus sage de ne pas laisser passer ces lettres qui risquent si elles sont propagées de détruire l'effet psychologique voulu par le président TSIRANANA.
... N'y aurait-il pas moyen de faire travailler ces fainéants qui commencent à considérer leur détention comme une vaste rigolade. Ils disent à qui veut les entendre que le gouvernement malgache leur paye de belles vacances.
... Comme je le redoutais plusieurs particuliers manifestent le désir de conserver leurs prisonniers pendant la nuit.J'ai reçu deux demandes écrites dont l'une émane du député BEHAVANA. Vous comprendrez sans peine que cela me met dans une situation délicate et je vous serai reconnaissant de faire trancher la question en haut lieu.




.... De madame LUCAIN le 3 octobre


Je vous accuse réception des livres et diverses fournitures scolaires. CHRISTOPHE en a accusé réception de son coté.
J'ai ouvert l'école ce matin avec 26 enfants. 
J'en attends quelques autres.par ailleurs Majunga nous annonce quelques livres et fournitures scolaires à partir du 15 octobre à condition que nous les faisions prendre car ils n'assurent pas le transport.....


Je vous demande seulement un ou deux petits pinceaux pour peinture à l'huile. C'est pour tracer les chiffres sur le cadran que je fabrique pour la classe.
... Mon mari voulait vous envoyer son rapport mais il a été trop pris et trop dérangé : travaux publics qui ont demandé de la main d'oeuvre pour la construction d'une case au phare.; le vétérinaire, le médecin, monsieur LABOUYERIE, etc .... sont venus en inspection .




Les rapports de M. LUCAIN en date des 7,17,21 octobre et trois novembre n’appellent aucune remarque primordiale, sinon quelques ennuis avec les gardiens qui, comme dans toutes les prisons d'ailleurs, ont tendance à se trouver des amis intimes parmi les détenus.
Voici ces rapports ainsi que la lettre du 5 octobre pour Analalava :


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1960 Rapport d'activité en 1960 1/10

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Betafo
Le lac et Atsimontsana

Betafo
Fenoarivo
Nossi-Bé
Nosy-Lava
Province de Tananarive




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1960 Rapport d'activité en 1960 3/10 Tananarive

Tamatave Place DUCHESNE
DELCAMPE
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Carte libre à l'ANOM Aix-en-Provence



Nosy-Lava (suite)
Province de Tananarive
Miarinarivo
Ambatolampy
Faratsiho
Antsirabe
Soavinandriana
tsiroanomandidy
Betafo
Mandoto









Le zoma à Tananarive en 1967

1960 Rapport d'activité en 1960 6/10 Tuléar - DIEGO-SUAREZ

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Province de Tuléar (suite)
Sakaraha
Tongobory
Tsihombe
Tsivory

Province de Diégo-SuarezAndapa
Antalaha
Ambanja
Sambava
Vohemar

Nossi-Bé
Source d'eau chaude près de Tongobory

1960 Rapport d'activité en 1960 9/10 Travail en cession

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Cités sur la page précedente :Nosy-Lava , Tsaratanana,Soalala,Morafenobe,



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Maison de force de HELL-VILLE
Delcampe

Travail en cession











Budget 1960.
Tsy Taitra









Personnel de Surveillance
maison de force
maison centrale
maison d'arrêt
maison de sureté











Ambohidratrimo
Uniformes
auxiliaire de la Police
Statut des agents
Les détenus

1960 Rapport d'activité en 1960 10/10 Les gardiens

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Pécule
évasions
bériberi
jardins pénaux
Nosy-lava
Nossi-bé
Mangoaka
Diégo-Suarez
Analalava
gardiens
école
foyer
88 établissements plus les camps pénaux
7000 détenus
1250 agents