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Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana :
Les paroles vraies sont comme la canne à sucre que l'on mâche: quoiqu'elle soit longue,elle est douce partout.
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Manoava soa ampiantany, fa misy hiankinana; ary manoava soa vato, fa misy hipetrahana :
Faites du bien à une muraille et vous pourrez vous y appuyer .

Souvenirs

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Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana :
 Les paroles vraies sont comme la canne à sucre que l'on mâche: 
quoiqu'elle soit longue,elle est douce partout.

Manoava soa ampiantany, fa misy hiankinana; ary manoava soa vato, fa misy hipetrahana
Faites du bien à une muraille et vous pourrez vous y appuyer;
 Faites du bien à une pierre et vous pourrez vous y asseoir 
( c'est-à dire que les bonnes actions sont toujours récompensées)

Ny olombelona toy ny molo-bilany, ka iray mihodinina ihany : 
Les hommes sont comme le bord d'une marmite,
ils ne forment qu'un seul cercle.






Ma mère, ma Soeur, moi même et les "gardiens et leur enfant" du lac TRITRIVA
Vers 1958

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Carrière militaire 1/3 Etat des services

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Maurice PLANCHON



15 Juin 1936
Brevet de préparation élémentaire au service militaire.

Médaille militaire
concession  à PLANCHON Maurice, Camille
décret du 29 août 1953
J.O. du 4 Septembre 1953
Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées
1er Bureau et s’occupait, comme Adjudant,
Sous les ordres du Capitaine LANOTE, de l’Etat civil.
Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

1er Bureau et s’occupait, comme Adjudant,
Sous les ordres du Capitaine LANOTE, de l’Etat civil.

"
Sous-Officier plein d'allant.
Enrôlé dans les rangs des Forces Françaises Libres dès qu'il eut pu joindre Londres en Novembre 1942,
a été affecté au Cabinet du Général de GAULLE ou il montre, dans une tache délicate, les plus belles qualités de conscience et de dévouement .
Affecté sur sa demande à la 2ème Division Blindée, participe avec un allant magnifique, à la campagne de France.
"


EM QG 97


1er Bureau et s’occupait, comme Adjudant,
Sous les ordres du Capitaine LANOTE, de l’Etat civil.





Courrier pour attribution de la médaille militaire.
20 octobre 1953.



ETAT SIGNALÉTIQUE ET DES SERVICES (recto)

7e RÉGION
BUREAU DE RECRUTEMENT de NEVERS




A la demande de l'interessé







Détail des services et mutations diverses.
A la demande de Monsieur le Ministre de la France d'Outre-Mer
  • Engagé volontaire par devancement d'appel pour 2 ans à l'intendance militaire à Bourges le 20.10.36 à compter du 15.10.36 au titre du 7ème Régiment de Chasseurs à cheval ( unité motorisée).
  • Arrivé au corps et cavalier de 2ème classe le 20.10.36.
  • Classé soutien indispensable à famille ( avis de la préfecture du Cher du 25.11.37).
  • Nommé au grade de brigadier le 22.11.1937.
  • Nommé brigadier chef le 6.5.38.
  • Rengagé pour 1 an le 6.9.38 à l'intendance militaire d'Evreux au titre du 7ème régiment de chasseurs à compter du 15.10.38.



ETAT SIGNALÉTIQUE ET DES SERVICES (verso)
Sur l'annuaire de la 2ème DB
Sur ce site
La deuxième division blindée de Leclerc
Passage de l'équateur sur le PORTHOS ( ?)
25 avril 1940
Une note manuscrite fait état du Ferdinand de Lesseps (?)








7ème chasseurs à Evreux ?

A la demande de l'interessé




Détail des services et mutations diverses. (suite)
A la demande de Monsieur le Ministre de la France d'Outre-Mer
  • Rengagé pour 3 ans le 28.10.38 à l'intendance militaire d'Evreux au titre de la Compagnie de Secrétaire d'Etat-Major des Troupes Coloniales à Paris en qualité de caporal chef à compter du 15.10.39.




  • Mis en route sur son nouveau corps le 31.10.38.
  • Rayé du contrôle le 1.11.38.
  • Arrivé à son nouveau corps le 31.10.38 et caporal chef ledit jour.
  • Maintenu à son poste à la mobilisation générale  du 2.9.39.
  • La compagnie des S.E.M.T.C. devient le dépôt à la compagnie des S.E.M.T.C. le 6.9.39. 
  • Désigné pour continuer ses services en Afrique Occidentale Française.
  • Dirigé sur le D.I.T.C.  de Marseille en vue de son embarquement le3.4.40.
  • Embarqué le 4.4.40.


  • Débarqué à Madagascar le 4.5.40.
  • Nommé sergent le 20.12.1940.
  • Quitte Madagascar et embarque le 4.5.42.
  • Arrive et débarque en Angleterre le 2.7.1942.
  • Engagé volontaire dans Les Forces Françaises Libres le 22.11.1942.
  • Nommé sergent chef à compter du 1.1.1943.
  • Nommé adjudant à compter du 15.6.43.
  • Quitte l'Angleterre  et embarque le 14.7.43.
  • Débarque en Algérie le 28.7.43.
  • Affecté à la compagnie de Q.G. à compter du 1.11.43.
  • Embarqué à Mers el-Kébir pour l'Angleterre le 21.5.44.
  • Débarque à Liverpool le 1.6.44.

  • Embarqué le 29.7.44 à destination de la France.
  • Participe à la campagne de Normandie du 2 au 22.8.44.
  • A la bataille de Paris du 23.8 au 9.9.44.
  • Campagne des Vosges du 27.11.44 au 13.2.45.
  • Nommé adjudant chef  à compter du 15.9.44.
  • Quitte la zone des armées le 1.3.45, à l'intérieur ledit jour.
  • Arrivé à Châteauroux le 3.3.45.
  • Muté au Ministère des Colonies le 10.4.45.
  • Passé à la 39ème compagnie de secrétaires à l'M .T.C. le 10.4.45.
  • Détaché au Ministère des Colonies (D.A.M.).
  • Rengagé pour 3 ans le 3.10.45 au titre d' Agents de Chancellerie Coloniale à compter du 3.10.45.
  • Distrait du service Colonial 6 mois à compter du 1.10.47, décret N° 159.162 TC/PSO-3 du 18.12.47.
  • Arrivant en fin de contrat  et réunissant plus de 11 ans de services effectifs est libéré du service actif , et passé dans les réserves le 3.10.48.

Quelques notes sur Diégo-Suarez :

1. Article rédigé par mon père et paru dans le “Berry républicain “, quand ? 1994 ?
.../...
Maurice Planchon se retrouve à ... Madagascar.
A 18 ans il a devancé l’appel au sortir d’études inachevées.on l’a versé dans la “Coloniale”, après un passage au 7° chasseurs à cheval d’Evreux.
Là-bas , dans l’ile,à Diégo-Suarez, il est cantonné avec trois mille hommes.
Il devient vite secrétaire d’Etat-major : “ Ca s’est fait comme ça, j’ai toujours eu des dispositions pour la paperasse” s’excuse-t-il presque.
En 1942 les troupes anglaises arrivent sur l’ile.les soldats Français embarquent pour Londres qu’ils rallieront au terme d’une odyssée quasi célinienne.
“le bateau était tellement chargé que nous avions juste droit à un short et une chemise, la tenue quotidienne à Madagascar.mais il a fallu contourner l’Afrique !
Après une escale à Durban ( Afrique du sud), nous avons doublé le Cap de Bonne Espérance, bleus de froid. Nous avons encore relâché au cap, puis à Festown ( Sierra Leone), avant de faire un grand détour par le Canada, pour éviter les U-boats allemands.
En pleine guerre de l’Atlantique, infesté de sous marins ennemis, Maurice Planchon et ses camarades touchent Glasgow en quarante cinq jours de mer et rejoignent Londres et un ....???
“Nous pouvions rester et nous engager dans la France Libre ou retourner en soldats dans la France de Vichy, je n’ai pas hésité, pas par héroïsme, loin de là, mais tout simplement parce que j’étais jeune . Je réalisais à peine ce qui se passait autour de moi, cet espèce de grand tourbillon fou ...”
En 1943 , remarqué par ses fameuse “dispositions” à traiter la paperasse, notre homme entre au cabinet du général de Gaulle ....
.../...
pas sur la photocopie, en ma possession
2.Notes dactylographiées de mon père :
.../...
“ Les japonais viennent de conquérir Singapour la plus grande base maritime des Anglais dans l’Océan Indien. dès lors il était évident que la seule base maritime restant dans cette partie du monde était Diégo-Suarez, au nord de Madagascar, toujours aux ordres de Vichy et qu’elle serait convoitée par les belligérants. Mais lequel arriverait le premier ?
Le 5 mai 1942 à trois heures du matin un coup de téléphone apprit au général de GAULLE qu’une escadre anglaise débarquait des troupes à Diégo-Suarez.
La bataille fut rude et dura 3 jours et 3 nuits. les Anglais remportèrent la victoire et après une courte administration rendirent cette base à la France Libre ainsi que toute l’ile de Madagascar qui peu à peu avait rallié les combattants britanniques.
.../...



http://ww2today.com/5th-may-1942-the-invasion-of-madagascar

Une relation de l'après  bataille de Diégo-Suarez en cliquant ICI


BLESSURES , CITATIONS

Chevalier de l'Etoile d'ANJOUAN.

(Voyez en bas de cet article les modalités d'attribution)

DÉCORATIONS

Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 avec agrafe " libération".
Médaille commémorative F.F.L.







Chevalier de l'étoile d'Anjouan


Médaille commémorative de la guerre 1939-1945



 

Agrafe LIBÉRATION sur barrette :pour les opérations en Corse et de la Campagne de France entre le 25 juin 1940 et le 8 mai 1945 .


En Angleterre ????
Les amis autour de mon père sont inconnus... HELP




Médaille commémorative FFL


Lithographie , , remise à tous les F.F.L. 1er septembre 1945 signée De GAULLE




CAMPAGNES



Maurice PLANCHON



Engagement dans les Forces Françaises Libres (F.F.L.)


Cliquez ici pour accéder au site des FFL;

Carte d'identité FFL n° 12580 :
"
Paris le 15 décembre 1945
Une carte de membre des anciennes Forces Françaises Libres sera établie et délivrée
à tous les militaires ayant fait partie de ces forces.
Cette carte aura le caractère d'une carte d'identité et en particulier servira de titre officiel pour l'obtention des avantages réservés aux F.F.L. suivant les règlements en vigueur.
Signé : Michelet
"



Laisser passer FFL LONDRES.

Acte d'engagement dans les Forces Françaises Libres.


Laisser-passer "France combattante" délivré à Londres le 11 décembre 1942.
Carte d'identité FFL






Carte de membre des français libres
adhésion le 25 novembre 1942
Carte de membre des Français libres

Croix du combattant volontaire 1939-1945

Décision  n° 390 du 16 mai 1957


Lieutenant de réserve (H)  :



Radiation des Officiers de réserve.

Ordre du jour N°73
Ordre général N°10


Ministère de la guerre
troupes coloniales
25 août 1939
Brevet élémentaire de capacité

Chancellerie coloniale
17 février 1947
Brevet supérieur de capacité




Chevalier de l'ordre national du mérite. Voir ICI, en cliquant.


Maurice PLANCHON




Fin du blog  : Épilogue 

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"
ORDRE DE L’ÉTOILE D’ANJOUAN 
 - 12 septembre 1896 - 


 HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION :

 L’Ordre de l’Étoile d’Anjouan fut institué aux Comores en 1874, puis réorganisé en 1892, par le sultan de l’île d’Anjouan Mohamed Saïd Omar.

A cette époque, chacune des grandes îles de cet archipel de l’océan Indien avait alors un Ordre spécifique : l’Étoile de Comores, l’Étoile de Mohéli et l’Étoile d’Anjouan.

Ce dernier fut choisi pour devenir par le décret du 12 septembre 1896 un de nos Ordres coloniaux ; l’archipel des Comores étant placé depuis 1886 sous protectorat français.

 De 1896 jusqu’à sa disparition, il sera géré par la Grande chancellerie de la Légion d’honneur qui en décernera les brevets.

 C’était un Ordre à cinq classes ; structuré à l’image de la Légion d’honneur :
¨ les grades de Chevalier, d’Officier et de Commandeur ;
¨ les dignités de Grand officier et de Grand-croix.

Le Président de la République française était de droit Grand-croix de l’Ordre de l’Étoile d’Anjouan.

 Le décret du 1er septembre 1950 lui donna la dénomination « d’Ordre de la France d’Outre-mer ».

Le décret du 3 décembre 1963, portant création de l’Ordre national du Mérite, supprima l’Ordre de l’Étoile d’Anjouan.

 BÉNÉFICIAIRES :

 L’Ordre de l’Étoile d’Anjouan récompensait :
 ¨ les personnes qui justifiaient d’un séjour effectif minimum de trois ans outre-mer, dans les territoires de l’océan Indien ( Comores, Madagascar, Réunion etc.) ;

 ¨ les personnes qui ne justifiant pas d’un séjour outre-mer, ont cependant rendu des services à l’expansion coloniale.

 A partir du décret du 14 juillet 1933, de nouvelles dispositions furent prises :

 nul ne pouvait être nommé s’il n'avait pas 29 ans révolus et ne justifiait pas d’au moins neuf années de services civils ou militaires ou de pratique professionnelle, le temps passé outre-mer étant compté pour deux ou trois fois sa durée, selon la nature du séjour.

A l’instar des autres ordres coloniaux, un contingent spécial, ouvert par décret, a pu récompenser les services rendus par les organisateurs, collaborateurs ou exposants des expositions ou des manifestations importantes purement coloniales

"

source 

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. Page suivante :  Carrière militaire 2/3

Carrière militaire : 2/3 :5 mai 1942 : Diego-Suarez

Sur ce site 
Page précédente : Carrière militaire 1/3

Un premier voyage à Madagascar
en 1942






******
Parmi les écrits de mon père retrouvés figure :

Un site en relation avec ses écrits :
Ironclad

Autre site


"
Que s'est-il passé de grave le 5 main 1942 ?

Il est possible que pas un seul français sur 10.000 puisse répondre à cette question.

Et pourtant dans une région de la France d'Outre-mer s'est déroulée une tragédie qui coûta la vie à 125 français et plus de 1.100 anglais.

Diégo-Suarez est un port à l’extrême nord de l'île de Madagascar.

La ville principale ,Antsiranane , est située sur un promontoire dans une des plus belles et plus grandes baies du monde et l'on accède dans la rade par un étroit goulet de moins de deux kilomètres de passage.
Antsiranana ; Diégo-suarez

Sa position géographique au centre de l'Océan Indien en fait le gardien incontestable de cet océan au milieu de trois continents : l’Afrique, l’Asie et l’Australie et même des territoires du pôle sud.

Cette position stratégique était le point d'appui de la force française dans l'hémisphère sud et il était courant de dire : " qui tenait Diégo tenait toutes les voies maritimes reliant ces continents".

En 1940 , la débâcle en France a fortement perturbé la vie de ce pays ou il fait bon vivre parmi une population qui se sent 100% française.

D'ailleurs les tirailleurs malgaches envoyés en métropole se sont montrés de vaillants soldats disciplinés.

Faisant partie de l'armée coloniale, je fus dirigé sur ce territoire en avril 1940 et au début de mai j'étais affecté à l'état-major de la défense à Diégo-Suarez.

Avec de nombreux camarades nous avons entendu l'appel du Général de Gaulle le 18 juin.
Malheureusement, malgré notre désir, nous ne pouvions continuer la lutte, étant stationnés sur cette île séparée du Kenya et du Tanganyika  par 1.500 kilomètres d'océan infesté de requins, et territoire le plus proche sous administration anglaise.


Logement des sous-officiers à Diégo-Suarez

Le commandant de la défense essaya bien de prendre contact avec les Français de Londres, mais ceux ci étaient en plein désarroi et il n'y avait encore aucune organisation dans l'état-major du Général de Gaulle.

Le gouvernement de Vichy profita de la confusion pour relever le commandant de la défense et le remplacer par le colonel CLAEREBOUT , militaire de haute valeur mais très discipliné qui ne connaissait qu'obéir aux ordres de Vichy.

A partir de ce moment là, la vie de garnison s'est déroulée dans la tristesse, mais dans l'espoir et l'attente.

Bientôt ce fut le blocus de l'île par les forces navales britanniques  et pendant près de deux ans le ravitaillement ne vint plus de la métropole.
N'ayant plus de farine de blé il n'y eut plus de pain pendant des mois et les métropolitains apprirent à se nourrir de riz.

Ce blocus eut également pour conséquence  une pénurie d'essence.

Les autorités remplacèrent les gicleurs des carburateurs  par d'autres adaptés à l'alcool de riz et le stock d'essence fut conservé précieusement pour ravitailler les véhicules militaires ,en cas de besoin, les gicleurs pouvaient être remis très rapidement en place.
Cela ne servit à rien, car le 5 mai 1942 les stocks d'essence furent bombardés  dès le début et il n'y eut plus rien.
Mais nous rongions notre frein en écoutant régulièrement les émissions de la radio de Londres et plus spécialement la rubrique "Les Français parlent aux Français".
Cela ne nous fut jamais interdit car les autorités savaient bien qu'étant donné notre position géographique sur notre île nous ne pouvions rien faire.

Cependant cela entretenait notre moral et un beau jour, ou plutôt par une belle nuit d'un samedi à dimanche de 1941 quelques uns de nos camarades dont M. GIRARD de l'agence de la banque de Madagascar , partirent furtivement vers la baie du courrier à l'ouest, ou ils trouvèrent une pirogue disponible et firent voile vers Dars-es-Salam.
Ce n'est que dans la journée du lundi que l'on constata qu'untel n'était pas là et que l'on ne trouvait pas non plus tel autre.
Le mardi il fallut bien se rendre à l'évidence : ils avaient quitté l'île pour une destination inconnue , mais ils étaient déjà loin et les modestes patrouilles aériennes disponibles ne purent ou ne voulurent pas les retrouver.

Nous étions attentifs aux évènements de la guerre qui se déroulait alors dans le monde entier, lorsqu'en janvier 1942 , nous apprîmes que l'armée japonaise venait de prendre Singapour alors base stratégique tenue par les troupes anglaises et qui interdisait l'accès de l'ennemi dans l'océan indien.

Dès lors commença une période d'attente.
Nous étions certains que Diégo de par sa position stratégique serait la prochaine attaque par l'un des belligérants.
mais lequel viendrait le premier ?
Les japonais ?
Les Anglais ?
De toute façon le commandement était persuadé que les navires de guerre se présenteraient  au goulet d'Orangéa , passe entre la rade de Diégo-Suarez et les batteries côtières furent mises en état d'alerte permanente .
Ce 5 mai 1942 nous avons été réveillés par de violents tirs d'artillerie .
Avec tous les militaires de l'Etat-major je me suis rendu au bureau de la défense et nous nous sommes concertés.
Il ne pouvait s'agir de manœuvres de nuit, le commandement n'en n'ayant pas donné l'ordre.
Le commandant PICHON chef d'état major téléphona au capitaine commandant la batterie d'Orangéa et réveilla celui-ci  : le secteur était très calme.
Il essaya alors de joindre par téléphone le capitaine commandant la batterie de la baie du Courrier à l'ouest, mais la ligne était coupée.
Cet incident étant fréquent par suite de feux de brousse et nous restâmes sur la question :  d'ou venait cette canonnade intense ?
On le sut plus tard , les commandos anglais avaient coupé les lignes téléphoniques  et neutralisées les batteries sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré par les artilleurs français.
Cependant les anglais se méprenant sur les possibilités 'alertes des troupes françaises déclenchèrent un violent tir d'artillerie de barrage pour protéger une importante armée de débarquement  sur la côte ouest.
Tir bien inutile puisque les obus tombaient dans une brousse désertique et inhabitée.
S'ils avaient continué leur progression sans ce tir ils seraient venus jusqu'à nous sans un seul coup de feu.
Le commandement britannique avait choisi d'envoyer ses troupes sur cette côte, car les navires venaient d' Afrique du sud.
Il est probable que si ils avaient doublé le cap d'Ambre en grand nombre  pour attaquer à l'est ils eussent été repérés.
Il n'y avait aucun français dans cette armée , les autorités anglaises n'ayant pas averti le général de Gaulle de cette opération.

A suivre : ICI 
















Tirailleurs malgaches en 1917



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