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Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana :
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Manoava soa ampiantany, fa misy hiankinana; ary manoava soa vato, fa misy hipetrahana :
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1960 27/28 Tuléar

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... Tuléar le 5 décembre 1960




J'espère que vous êtes en possession de ma longue lettre en date du 30 novembre et que, probablement samedi matin 3 décembre, vous avez reçu la visite de Monsieur RAJAONARIVONY , juge d'instruction à Tuléar.
La voiture N° 4484 F a été renvoyée à Fianarantsoa . Elle était conduite par le détenu Philippe REMENT avec l'autorisation manuscrite de Monsieur le juge d'instruction qui d'ailleurs voyageait dans ce véhicule avec madame. L'agent du service pénitentiaire MAHAMOUDOU DAIMA accompagnait le chauffeur.
MAHAMOUDO DAIMA, à son retour à Tuléar, hier soir dimanche, mm'a fait un rapport verbal circonstancié de son voyage et de ses impressions sur l'inspection de Fianarantsoa.
Il parait que le bureau est plein , comme le métro aux heures de pointe, et que ce n'est pas un marché, mais une véritable foire;  " il ne manquait que de la musique" m'a-t-il dit textuellement.
Monsieur RAKOTO Philippe n'était pas là mais en tournée à Ihosy , avec le greffier comptable  qui précédemment était affecté à la maison Centrale de Tuléar mais qui, parait-il est venu, lui aussi, grossir l'effectif pléthorique des bureaux de l'inspection de cette province. Je soupçonne ce qui s'est passé, monsieur RAKOTO Philippe  , pour lequel je ne vous ai pas caché ma sympathie, étant, sauf erreur, "un faible", s'est laissé manœuvrer par MOHAMED ABOUDOU, qui est un bon élément mais qui a besoin qu'on lui tienne les rênes courtes. En résumé il paraîtrait qu'il y a au bureau : MOHAMED HABOUDOU, sa concubine mademoiselle ROSE DE LIMA ( surveillante) une autre jeune femme (surveillante ...; de qui ?), le planton , le standardiste-réceptionniste, deux détenus, un vieux monsieur,le caporal DANIEL RAFANO ( précédemment à la Maison Centrale) et le greffier-comptable ( précédemment à la Maison centrale) . 
Mais alors ça fait une escouade !




CIRCAUTO
Circonscriptions autonomes
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En ce mois de décembre, j'ai de sérieuses difficultés avec l'inspection provinciale de Tuléar.
Monsieur CADY de retour de congé veut reprendre son poste.
Il a l'appui de nombreuses personnalités mais M. MATHEI n'est pas disposé à lui laisser la place.
Monsieur CADY écrit le 6 décembre au Ministre de la justice la lettre ci-après et le 9 décembre c'est à nouveau M. MATHEI.

..... Tananarive le 6 décembre 1960


Comme suite à notre conversation de ce main je tiens à préciser que, ainsi que je vous en avis donné l'assurance, je n'ai rien tenté à l'encontre de M. MATHEI ni fait aucune démarche de nature à compliquer  une situation déjà fort délicate.


Bien au contraire. Car au cours de l'entrevue que j'ai eue avec Monsieur PLANCHON  après avoir été reçu par vous, j'ai suggéré que nos attributions dans la province soient partagées et que M. MATHEI soit chargé de l'inspection des prisons de la CIRCAUTO de Morondava qui, en raison de
son éloignement de Tuléar dont elle est coupée durant plusieurs mois par suite des pluies, échappe pratiquement à tout contrôle effectif.
Monsieur PLANCHON s'était montré très favorable à cette solution qui présentait l'avantage de recaser M. MATHEI en sauvegardant son amour-propre et d'améliorer l'efficacité de l'inspection pénitentiaire dans cette immense province.
Vendredi dernier je suis retourné près de monsieur PLANCHON qui m'a appris que M. MATHEI avait fort mal accueillie l'annonce de mon arrivée à Tuléar et déclaré qu'il "ne voulait pas me voir"....


J'ai su dans le même temps que la solution d'affecter monsieur MATHEI à Morondava n'avait pas été retenue et que monsieur PLANCHON envisageait de le prendre près de lui à Tananarive.




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(fin page 115)




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