Timbres et cartes postales sur DELCAMPE

Ny teny marina hoatra ny fia-pary, ka na lava aza, tsy lany hamamiana :
Les paroles vraies sont comme la canne à sucre que l'on mâche: quoiqu'elle soit longue,elle est douce partout.
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Manoava soa ampiantany, fa misy hiankinana; ary manoava soa vato, fa misy hipetrahana :
Faites du bien à une muraille et vous pourrez vous y appuyer .

1959 10/11 Nosy-Lava , vie quotidienne.



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Joueuse de valiha.

Femme venant chercher de l'eau.


Collection Nicole SIMONET-PLANCHON






J'ai fait part de la réclamation de M. BARON à BOINAHERY qui m'a promis de verser 3000 francs par mois pour s'acquitter de sa dette . mais je ne me fais guère d'illusion car, si mes renseignements sont exacts , le passif de mon agent "modèle" dépasserait 500.000 francs . N'y aurait-il pas moyen de refuser à la sécurité générale la mutation à Nosy-Lava de tels individus. J'ai l'impression de diriger un dépotoir.
En dehors de toutes ces petites misères, tout va bien.
Les détenus sont doux comme des agneaux à tel point que les cellules ne reçoivent plus de clients.N'y séjourne plus que le "gréviste de la faim" lequel a repris un solide appétit depuis que vous lui avez fichu une sainte frousse en le menaçant de le nourrir par le "verso".
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J'ai donc pris toutes les mesures qui s'imposeront pour rétablir l'ordre dans le personnel de surveillance , notamment en procédant à quelques mutations. Quant qu'au "gréviste de la faim", lors de ma précédente inspection je l'avais convoqué dans mon bureau pour lui demander les raisons de son attitude.Il m'avait dit qu'il ne devait pas être en prison car il était innocent;Je lui avais alors précisé que je n'étais pas juge, mais que des magistrats l'avait condamné et qu'il m'avait été confié pour les loger, l'habiller le soigner et le nourrir. S'il ne voulait plus manger je serai contraint d'utiliser un clystère car je ne pouvais le laisser mourir de faim.
Le 25 octobre c'est M. MATHEI  qui s'inquiète du titre "inspecteur" et préférerait être chef de service.
Le 36 octobre M. DOYEN de Fort-dauphin insiste sur l'urgence de la nomination de M. STEFANI. Cette situation est d'ailleurs renouvelée dans une lettre du 3 novembre.

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(M. MATHEI)


Analakely
à
Tananarive
Nier matin, samedi, au cours de notre conversation téléphonique, vous m'avez fait part de réunir, à Tananarive, les six inspecteurs de l'île.En toute franchise c'est le terme "inspecteur" qui m'inquiète. En voici la raison, ne m'en voulez pas de vous écrire sans détours :
tant que vous serez le chef du service tout est très bien mais si un jour vous êtes appelé à d'autres fonctions rien ne prouve que , par la volonté de votre successeur, l'inspecteur ne sera pas coiffé par un chef de service car, ipso facto, un inspecteur n'est pas chef de service et j'en sais quelque chose pour souffrir de cette situation depuis des mois. Si la décision n'est pas encore prise au sujet de la, ou des nominations envisagées, j'ai l'honneur de vous demander très respectueusement , de bien vouloir reconsidérer cette question.
Ne croyez pas , monsieur le Directeur, qu'il serait détestable que ceux qui auront été les premiers à la peine  soient ensuite les seconds à l'honneur lorsque les principaux obsatcles auront été franchis ?


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(M. DOYEN)


Ferdinand de Lesseps
Mon fils devant être libéré du service militaire entre le 10 et le 20 septembre 1959, je me vois dans l'obligation de demander l'annulation de ma prolongation ; j'ai l'intention de quitter Fort-dauphin par avion  , le 17 novembre, et de quitte Madagascar par Tamatave le 23 novembre s/s Ferdinand de Lesseps.
Avant mon départ , j'aimerai qu'une solution urgente soit trouvée par vous-même sur l'actuel gardien-chef monsieur STEFANI Jean Pierre , marié , père de 4 enfants, capacitaire en droit, et ne percevant que 23.000 francs par mois.Je ne vous cache pas que c'est une excellente recrue pour vos services pénitentiaires et il est à craindre qu'il ne cherche une situation ailleurs   si une solution satisfaisante ne lui est pas proposée avant mon départ.




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Lettre de M. René DOYEN,
en congé en Corse,
parlant de son cousin STEFANI Jean Pierre
( Cliquez droit pour agrandir)
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(M. DOYEN)Je réponds immédiatement à votre lettre du 23 octobre 1959 au sujet de la situation de M. STEFANI Jean Pierre. J'ai lu, avec l’intérêt que vous devinez, le texte sur le fonctionnement des maisons d'arrêt. Je n'ai pas à épiloguer la dessus et je n'ai qu'à m'incliner.
Tamatave
Pour le moment, ce qui importe,  puisque je quitte Fort-dauphin le 17 novembre, c'est d'asseoir solidement la situation de M. STEFANI.


(fin page 22)


Prison de Tuléar
En ce qui concerne son dossier complet, il est entre les mains du Secrétaire d'Etat  délégué à la province de Tuléar  qui avait le pouvoir de recruter. c'est donc à lui que vous devez vous adresser pour obtenir le dit dossier.
J'ai contacté M. STEFANI en ce qui concerne son affectation  dans un chef lieu de province. M. STEFANI m'a fait la réponse suivante : " Je servirai là où l'on me placera".
C'est donc à vous qu'il appartient de prendre une décision pour son affectation. Je vous le confie, car c'est un élément de grande valeur,  et je vous demande de prendre une décision d'urgence; d'ailleurs je viendrai vous saluer à Tananarive.
Je désire néanmoins  vous préciser que l'article 75 du décret sur les services pénitentiaires sera pratiquement inapplicable , car moi-même, je préférerais recruter de la main d'oeuvre civile    que je paierais suivant les tarifs du code du travail  plutôt que de demander de la main d'oeuvre pénale  au même tarif, alors que le rendement de cette dernière sera toujours inférieur à la main d'oeuvre civile. a mon avis cet article provoquera certainement des réactions, et,  dans les districts ou les crédits route sont modestes, les voies de communication auront donc un entretien qui laissera plus qu'à désirer et c'est dommage.


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1 commentaire:

  1. il me semble plutôt que cette femme vient de chercher de l'eau...
    Sur la côte Est, le bambou sert de récipient.

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